BNP Paribas lance un fonds dédié aux jeunes pousses du cinéma
BNP Paribas poursuit son engagement dans le financement du 7ème art français, en s'adressant cette fois-ci aux tous jeunes producteurs. La banque au logo vert a ainsi annoncé lundi, à la veille de l'ouverture du festival de Cannes, le lancement d'un fonds dédié au financement et à la co-production des premiers films des nouveaux talents de l'Hexagone. Ce fonds, qui sera doté d'un budget d'un million d'euros s'adressera aux premiers ou seconds films en production ou co-production française. Rappelons que le producteur d'un court ou long métrage a justement le rôle essentiel d'en assurer le plan de financement et s'il assure 1/4 à 1/3 du budget, il est aussi chargé d'aller récolter les fonds. Ce à quoi le nouveau véhicule lancé par BNP Paribas devrait l'aider.
Un comité spécial composé de professionnels du secteur mais également des équipes de communication et financement du cinéma de BNP Paribas seront chargés de sélectionner les films qui pourront bénéficier du soutien financier de la banque. L'établissement a d'ailleurs précisé qu'une présélection serait effectuée par Cinécapital, elle-même filiale de Cofiloisirs, entreprise dédiée au financement du 7ème art et dont BNP Paribas est un actionnaire historique. La banque au logo vert a par ailleurs précisé qu'elle donnerait un écho particulier aux projets traitant des grands enjeux sociétaux que la banque souhaite promouvoir (changement climatique, inclusion, promotion des territoires, diversité...).
BNP Paribas n'est pas la seule institution financière à soutenir le cinéma, même si elle reste l'un des soutiens majeur du 7ème art français, participant directement ou indirectement au financement d'un film sur deux produit dans le pays, via son pôle Image & Médias. Natixis Coficiné proposant par exemple de son côté une gamme complète de crédits spécialisés pour chaque étape de production des œuvres cinématographiques et audiovisuelles. Neuflize OBC est également très impliqué dans le soutien au cinéma, revendiquant en 2015 entre 450 et 500 millions d'euros d'encours de crédits au secteur (hors crédits privés), de même que la BESV ou la Banque palatine. Les établissements interviennent à plusieurs titres dans le financement du 7ème art, à la fois via des prêts, mais également sous forme d'aide relevant du mécénat culturel ou encore en diffusant les SOFICA (Sociétés pour le financement de l'industrie cinématographique et audiovisuelle) qui collectent des fonds auprès des particuliers et auprès de leurs propres clients.
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