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Bpifrance, troisième fonds de private equity le plus actif dans le monde au Q1

La base de données PitchBook a publié ses league tables sur le private equity mondial au premier trimestre. Cocorico : le fonds souverain français arrive dans le trio de tête, tandis qu’Ardian est en bonne place. D'autres acteurs français se distinguent.
PitchBook
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La France compte dans le paysage du private equity mondial. La base de données PitchBook, spécialisée dans le non coté, a ainsi publié ses league tables du premier trimestre, et deux acteurs de l’Hexagone apparaissent dès les premières pages, dans le Top 20 des fonds les plus actifs au plan mondial en ce début d’année. Bpifrance se classe même dans le trio de tête, juste derrière les mastodontes américains cotés, KKR et Carlyle. Ces derniers ont respectivement bouclé 19 et 18 deals sur trois mois, contre 15 pour le fonds souverain français. Si les acteurs américains dominent très largement ce classement, Ardian parvient également, avec huit opérations, à se glisser on onzième position, derrière Blackstone et AlpInvest, mais devant d’autres grands noms comme Warburg Pincus (15ème place) et Bain Capital (20ème).

Au niveau européen, Bpifrance est sans surprise loin devant le britannique Inflexion PE et Ardian ex-aequo. Derrière on trouve notamment Amundi PE, Cinven, Eurazeo et Siparex, qui comptent chacun 6 transactions à leur actif, suivis par Omnes Capital et Société Générale Capital Partners, avec cinq deals. Enfin, plusieurs autres structures françaises se distinguent par les montants gérés : dans le groupe qui détient entre 1 et 5 milliards de dollars d’actifs, CM-CIC Private Debt a décompté cinq deals au premier trimestre, entre 500 millions et 1 milliard de dollars c’est Unigrains (3 opérations) qui est cité, entre 250 et 500 millions apparaissent iXO Private Equity et Initiative & Finance (4 deals), et sous les 250 millions de dollars sous gestions, Ouest Croissance Gestion se hisse dans le classement avec 3 transactions.

Le private equity connaît actuellement un véritable souffle dans l’Hexagone, comme en témoignent les chiffres de 2016 : les fonds ont levé 39 milliards de dollars, soit plus du double de 2015, et les investissements ont eux aussi bondi de 85% à 18 milliards de dollars, un record depuis 2007. Un secteur qui a attiré de grands noms des affaires ces derniers mois : Patrick Kron a été nommé président de Truffle Capital, et Jean-Marie Messier, qui a lancé OneRagTime, une plateforme digitale à l’automne dernier.

Néanmoins, le métier souffre toujours d’une mauvaise image aux Etats-Unis, celle de fonds vautours, prêts à dépecer et endetter des entreprises pour les revendre à profit. « Les gens nous prennent par erreur pour des financiers. Je ne sais pas pourquoi », déplorait Steve Schwarzman, CEO de Blackstone, lors d’une conférence à Los Angeles en début de semaine. Un avis relayé par Jonathan Solokoff, managing director de Leonard Green & Partners, qui a regretté que, malgré des « rendements bien supérieurs au marché depuis 30 ans », le secteur ait « une réputation nulle, nous sommes vus négativement par la plupart des gens qui ne nous comprennent pas ». De son côté, Thomas Barrack, chairman exécutif de Colony Northstar, a cité la réaction des gens : « oh, tu travailles en private equity, tu rachètes des sociétés, coupes les coûts et les revends. Non, nous n’avons jamais fait ça. Nous faisons croître les entreprises. Nous créons de la valeur ». Mais comme l’a fait valoir Jonathan Solokoff, ils ont encore besoin de travailler leurs relations publiques.


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