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Conseils d’administration : il y a le CAC 40 et les autres

Que ce soient des sociétés de taille moyenne, des start-up ou encore des entreprises familiales, les besoins au sein des hautes instances ne sont pas comparables à ceux des plus grandes firmes françaises. Les compétences extérieures fortes sont requises.
Jeune cadre - costume cravate
Jeune cadre - costume cravate

En matière de conseil d’administration, il y a le CAC 40 et les autres. Les hautes instances des plus grandes sociétés françaises ne fonctionnent pas de la même manière que le reste du tissu économique hexagonal. A l’intérieur même des sociétés de taille modérée, les besoins ou encore les compositions des conseils d’administration sont très différentes. Les modèles des firmes varient en effet beaucoup que l’on parle d’une entreprise familiale, avec des conseils souvent nés de liens du sang ou d’amitié, ou encore de start-up qui sont parfois accompagnées de boards de haute volée qui challengent les jeunes dirigeants. Quels sont les conseils que leurs prodiguent les cabinets de recrutement ?

En ce qui concerne les sociétés de taille moyenne, ces dernières « ne peuvent pas être dotées de toutes les compétences en interne. Elles doivent alors faire appel à des personnes de l’extérieur qui ont des compétences fortes par rapport à leurs priorités », explique Marc Pagezy, PDG d’Eurosearch & Associés. Et d’ajouter : « Un dirigeant d’entreprise de taille moyenne est beaucoup dans l’opérationnel. Il essaie de faire vivre sa société et manque parfois de temps pour se projeter à moyen terme. Il faut donc trouver des personnes qui le challengent de manière bienveillante et complémentaire. Il faut que les administrateurs obligent l’équipe exécutive à travailler sur un certain nombre de thèmes ». Ces différents thèmes ? Des sujets prégnants, comme le digital ou la sécurité.

Les problématiques des entreprises familiales sont un peu différentes. « Dans les caricatures, on imagine des administrateurs qui dorment. Dans la réalité cela peut surtout être des proches du dirigeant. Nous pouvons donc inciter ces dirigeants à renforcer leurs conseils », commente Marc Pagezy. Côté start-up, les (souvent) jeunes responsables cherchent à être épaulés pour faire les bons choix, faire évoluer les équipes, trouver ceux qui feront le succès de la firme. Les administrateurs doivent être alors perçus comme des accélérateurs de performance.

Qui sont les personnes que l’on trouve dans les boards ? Il s’agit souvent d’experts qui réussissent à trouver du temps, c’est-à-dire soit des ex-dirigeants qui n’ont plus de fonctions exécutives ou qui sont à la retraite. Cela peut également être des patrons qui veulent partager leur expérience avec de jeunes entrepreneurs. « Beaucoup de personnes ne font pas ça pour l’argent mais pour le plaisir de transmettre. Ce n’est pas un métier dans une PME, comme ça l’est au sein du CAC 40 », précise le PDG d’Eurosearch & Associés.

En effet, selon le cahier Apia, le montant médian s’élèverait à 8.000 euros par an pour un administrateur de PME. En ajoutant les rémunérations complémentaires, apportées soit par des jetons spéciaux pour la participation aux comités, soit par des honoraires pour des missions spécifiques, la rémunération totale médiane s’élevant à 15.000 euros par an. A noter que 50% des mandats se situent entre 6.000 et 28.000 euros pour 12 mois. Pour les bras droits d’ETI, les montants tourneraient autour du double.

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