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Les nouvelles portes de sortie des conseillers ministériels

Les têtes pensantes des différents ministères continuent de faire leurs cartons en vue du changement de présidence. Par exemple, Frédéric Brédillot, chef du pôle financier et conseiller économique de Bernard Cazeneuve, arrive à la Société du Grand Paris.
Bercy - Ministère de l'économie - finances
Bercy - Ministère de l'économie - finances

Le changement de présidence approche à grand pas. Ainsi, depuis quelques mois, les hommes et les femmes qui font les ministères sont dans les cartons. A commencer par les ministres eux-mêmes qui réfléchissent à leur avenir. C’est le cas de Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, qui a postulé en mars dernier à la direction du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Le morceau a néanmoins finalement été emporté il y a quelques jours par l’Allemand Achim Steiner. De son côté, Audrey Azoulay, ministre de la Culture, est candidate à la direction générale l'Unesco. Elle sera auditionnée le 26 avril. Outre les velléités des têtes connues du grand public, les experts des différents cabinets cherchent et trouvent également des portes de sortie.

Ainsi, Frédéric Brédillot, chef du pôle financier et conseiller économique du Premier ministre, Bernard Cazeneuve, est nommé membre du directoire de la Société du Grand Paris. L’homme connaissait bien Bercy puiqu’il a été conseiller spécial chargé de la fiscalité au cabinet de Jérôme Cahuzac, ministre de l’Economie et du Budget (2012-2013). Ce diplômé de l’IEP de Paris et titulaire d’un DEA de philosophie politique a commencé sa carrière en tant qu’administrateur chargé de l’aménagement du territoire à la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale (1999-2000). Autre mouvement au sein de la Place Beauvau : celui d’Aurélien Rousseau, directeur adjoint de cabinet et conseiller social. Cet Enarque (promotion Willy Brandt, 2008), qui passe PDG de la Monnaie de Paris. Il remplace Christophe Beaux, qui prend lui le titre de conseiller maître à la Cour des comptes.

Des mouvements sont également enregistrés à Bercy. On note celui de Godefroy Beauvallet, qui était depuis janvier directeur de cabinet de Christophe Sirugue, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances chargé de l'Industrie, du Numérique et de l'Innovation. Diplômé de Polytechnique, de Télécom ParisTech, et ingénieur des Mines, Godefroy Beauvallet a sévi à la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD). Le 5 mai, il sera chef du service du Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies. Toujours du côté de Bercy, Gérald Bégranger (ENS Cachan, IEP de Paris), conseiller juridique de Michel Sapin et de Christian Eckert, a été promu chef du service, directeur adjoint de la nouvelle Agence française anticorruption. Une institution mise en place dans le cadre de la loi Sapin 2.

Du côté du ministère de la Justice, Romuald Gilet (IRA Metz, DEA de droit), conseiller budget, immobilier, modernisation, a été nommé contrôleur général économique et financier de première classe. Pour ce qui est du ministère du Commerce extérieur, Louise Quesnel, conseillère affaires bilatérales et sectorielles, rejoint Anne-Hidalgo. Cette ancienne élève de Dauphine prend le titre de conseillère commerce et artisanat, attractivité et tourisme, emploi et organismes professionnels et nuit au cabinet de la maire de Paris.

Si les mouvements de sorties sont nombreux, certains conseillers ont en revanche récupéré une partie des domaines de prédilection de leurs homologues sur le départ ou déjà partis. C’est le cas de Jérôme Biard, énarque (promotion Valmy, 1998), sous-directeur, adjoint à la déléguée aux affaires juridiques rattaché au ministère du Travail, qui a pris l'habit de chef de service, adjoint au directeur des affaires juridiques au ministère de l’Economie. A noter que les hauts fonctionnaires acceptent souvent ces postes très prenants à la condition que ceux-ci soient en adéquation avec leurs convictions et leurs valeurs. En fonction de la prochaine majorité, de nombreuses cartes devraient être rebattues.

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