AG d’Elior : la rémunération du PDG, va-t-elle être un sujet ?
Les actionnaires d'Elior se prononceront demain de manière « impérative » sur la rémunération du PDG du groupe. Sur quels montants les investisseurs vont-ils voter lors de l'Assemblée générale ? Pour 2015-2016, Philippe Salle s'est vu attribuer une rémunération fixe de 900.000 euros et un variable en légère hausse à 924.000 euros. L’an dernier, le taux d’approbation n’avait été que de 73%. Ce qui est assez peu pour un scrutin sur ce type de sujet. Par ailleurs, l’AG s’exprimera sur le parachute doré de Philippe Salle, lequel a déjà été approuvé en 2016 à hauteur de 70%.
Selon les informations de l’Agefi, les deux premiers actionnaires du groupe de restauration, Robert Zolade (25,13% du capital et des droits de vote) et Emesa (7,58%) pourraient voter contre la rémunération de Philippe Salle. Ensemble, ils représentent 32,71% des droits de vote. Pourtant, Elior délivre. La firme a publié en décembre des résultats solides pour son exercice 2015-2016 grâce aux bonnes performances de ses activités de restauration collective et annoncé être en avance sur la mise en œuvre de ses objectifs 2020. Le résultat net part du groupe a progressé de 26% à 135 millions d'euros soit un bénéfice par action ajusté de 1,05 euro (+31%). Son Ebitda a augmenté de 5,5% sur l'exercice clos fin septembre, à 501 millions d'euros et son chiffre d'affaires annuel a atteint les 5,896 milliards d'euros (+3,9%).Les actionnaires devront également ratifier la cooptation de la Caisse de dépôt et placement du Québec en qualité d’administrateur, 3ème administrateur du groupe. Cette dernière est représentée par la Belge Elisabeth Van Damme. Née en 1966, elle est partner chez Redwood Finance, société de services en consultance financière. Elisabeth Van Damme est diplômée en économie de l’Institut d’Administration et de Gestion (IAG) de l’Université de Louvain-la-Neuve. Ainsi, le board sera composé de 55% d’indépendants, de 44% de femmes et de 44% d’administrateur de nationalité étrangère, selon les chiffres de l’Hebdo des AG. Le support précise ainsi qu’ « Elior va à la fois au-delà des demandes légales, réglementaires et celles des proxy ».
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