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TF1 : Gilles Pelisson renonce à la part variable de sa rémunéraiton

Les bonnes pratiques de gouvernance ne semblent pas un vain mot en France : compte tenu des performances décevantes de la chaîne télévisée, son nouveau patron abandonne plus de 500.000 euros. La saison des AG qui débute en France devrait être riche en annonces. 
Gilles Pélisson
Gilles Pélisson

La saison des assemblées générales débute à peine en France et déjà les annonces d’importance commencent-elles à fleurir. Le PDG de TF1 Gilles Pélisson a ainsi annoncé lors de ce rendez-vous annuel avec ses actionnaires qu’il avait renoncé à la part variable de son salaire pour 2016, soit un demi-million d'euros, au vu de résultats financiers décevants.

Gilles Pélisson, devenu PDG de TF1 en février 2016, aurait dû percevoir une rémunération de 1,3 million d'euros pour l'an dernier, dont 510.232 euros de part variable. La rémunération variable est fixée en fonction de l'atteinte de cinq objectifs financiers et qualitatifs, dont seulement deux ont été atteints l'an dernier. Le nouveau patron de la chaîne télévisée a donc décidé de renoncer au versement de cette part variable et devrait recevoir une rémunération brute avant impôts de 819.577 euros. Par comparaison, son prédécesseur Nonce Paolini avait touché plus de deux millions d'euros de rémunération brute en 2015 (dont 1 million de part variable) et 2,4 millions en 2014 (dont 1,4 million de part variable).

Cette décision en dit long sur la volonté des dirigeants de grandes sociétés de se mettre en adéquation avec les nouvelles règles de gouvernance et ce, alors que la loi Sapin 2 va rendre contraignant le vote des actionnaires en AG concernant leur rémunération. En indiquant, d’office, qu’il renonçait à son variable, le dirigeant évite ainsi le risque d’un vote négatif. Cela étant, du haut de ses 43% au sein de TF1, Bouygues est largement en position d’arbitre lors des assemblées de sa filiale et un vote négatif n’était pas envisageable. Il est clair, en revanche que les volets « say on pay » seront plus particulièrement scrutés cette année compte tenu de la nouvelle donne légale qui pourrait pousser certains actionnaires et fonds d’investissement à se montrer plus regardants sur la rémunération des dirigeants de leurs entreprises.

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