Airbus : l'Allemagne pas accrochée à son fauteuil
L’Allemagne ne verrait donc pas d’inconvénients à ce qu’un Français prenne la suite de Tom Enders chez Airbus. Alors que le numéro 1 de l’avionneur ne briguera pas de nouveau mandat l’an prochain, la ministre de l’Economie d’outre-Rhin a indiqué qu’il serait difficile à son pays - qui détient une part du constructeur - de s’opposer à un candidat hexagonal. Etant donné que l’actuel patron est d’origine allemande. « Le plus important, c’est que ce soit quelqu’un de qualifié », a affirmé à la presse, Brigitte Zypries.
Tom Enders, qui est aux commandes d’Airbus depuis sept ans, ne rempilera pas en 2019 à cause des affaires qui secouent le groupe. Son numéro 2, le Français Fabrice Brégier - qui aurait pu faire figure de favori lors d’une succession - a quitté son poste le mois dernier, pour les mêmes raisons. Pour mémoire, Tom Enders avait succédé au Français, Louis Gallois, à la tête d'EADS.
Plusieurs noms circulent pour la future présidence. A commencer par celui d’Alexandre de Juniac, directeur général de l’Association internationale du transport aérien (IATA) depuis 2016 et ancien PDG d’Air France-KLM. Est également cité Thierry Breton, ex-ministre de l’Economie et actuel patron d’Atos. Le nom de Patrice Caine a également été entendu, mais celui-ci aurait affirmé son attachement à son groupe actuel, Thales. Société où l'Etat français est actionnaire, tout comme chez Airbus.
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