Un nouveau directeur financier chez Wendel
Changement à la direction financière de Wendel. Le directeur général adjoint en charge des finances Jean-Michel Ropert, un vétéran présent dans le groupe depuis 26 ans, quitte ses fonctions fin septembre pour des raisons personnelles. Il garde néanmoins ses sièges d’administrateur chez Bureau Veritas, Stahl et Materis et continuera à être impliqué en tant que conseiller du directoire. Le holding d’investissement coté a par ailleurs décidé de promouvoir en interne pour le remplacer. Jérôme Michiels, directeur associé au sein de l’équipe d’investissement a été nommé pour lui succéder en tant que directeur financier début octobre. Il rejoint ainsi le comité de gestion et garde une voix délibérative au comité d’investissement, et sera secondé par Benoît Drillaud, directeur financier adjoint et Olivier Allot, directeur de la communication financière du groupe.
Diplômé d’HEC, Jérôme Michiels a fait ses armes au Boston Consulting Group de 1999 à 2002 avant d’officier comme chargé d’affaires chez BC Partners pendant quatre ans. Il arrive chez Wendel en 2006 en tant que directeur d’investissement, puis est promu directeur en 2010 et enfin directeur associé début 2012. Secrétaire du comité d’investissement, il suivait plus particulièrement Legrand, Saint-Gobain et Parcours. Il a également piloté les cessions de blocs Legrand, Saint-Gobain et Bureau Veritas sur le marché.
Cette nomination intervient alors que Wendel a publié vendredi dernier des résultats trimestriels de bonne facture, avec une hausse de 20,6% de son chiffre d’affaires consolidé à 1,55 milliard d’euros, et surtout de son opérateur de tours télécoms en Afrique, IHS, qui progresse de 153%. L’actif net réévalué du groupe gagne encore 3,3% depuis mi-mars, à 152,4 euros par action. Ce qui signifie que le titre Wendel accuse une décote de 27% par rapport à son ANR, au-dessus de la moyenne historique de 23%. A la suite de cette publication, Oddo a d’ailleurs confirmé son opinion d‘achat et son objectif de cours de 140 euros, contre 110 euros aujourd’hui en Bourse.
Sur le plan financier, Wendel revient de loin et a nettement assaini son bilan depuis plusieurs exercices. En janvier, le groupe a émis 500 millions d’euros à douze ans avec un coupon de 2,5% qui a été sursouscrit plus de 7 fois. Il a enfin soldé sa mésaventure Saint-Gobain en remboursant totalement la dette l’an passé, et en dénouant les puts émis sur la société en mars dernier. La société, qui est redevenue investment grade l’été dernier, dispose de 1,5 milliard d’euros de liquidités non tirées. Si elle a déjà réalisé trois quarts de son programme 2012-2017, elle envisage de le dépasser dans un contexte favorable aux investissements et aux financements.
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