A l’heure, quels sont les banquiers les mieux payés ?
Si les traders gagnent moins par an que les banquiers spécialistes en fusions et acquisitions, ils ont en réalité un ratio temps/gratification meilleur que ces derniers. En effet, les experts du trading empochent chaque année en moyenne 60 000 livres, contre 70 000 pour ceux en M&A. En revanche, les premiers travaillent 60 heures par semaine contre 75 pour les seconds. Ce qui fait un taux horaire respectif de 19,2 et 17,9 livres, selon une étude publiée aujourd’hui par Emolument.com, qui a analysé les salaires de 3 000 juniors (1 à 4 ans d’expérience) basés à Londres.
Dans le détail, les banquiers préposés à la vente (les sales) gagnent 18,9 livres de l’heure, pour une rémunération de 59 000 livres et 60 heures travaillées. Ils dédient ainsi autant de temps au travail que les analystes, lesquels remportent 18,3 livres (57 000 livres). Les professionnels qui passent le moins de temps au bureau (45 heures) et les moins bien gratifiés annuellement sont ceux du middle et du back office. D’où le fait qu’ils soient en bas du classement avec 17,1 livres par heure. Toutefois, l’écart entre le trading et les fonctions middle et back n’est pas énorme (11%).
Les fonctions du middle et du back office gagnent en outre mieux leur vie que les autres métiers pris en compte, souligne le site. Les juniors travaillant pour des consultants en stratégie ou les médecins généralistes remportent en moyenne 42 000 livres par an. Avec 50 heures passées au bureau, leur taux horaire est de 16,2 livres. Soit un tout petit peu moins que dans l’assurance (16,3 livres pour 40H). On retrouve enfin derrière, les architectes (14,4 livres pour 40H), les chargés de relations publiques (10,7 pour 45H) et les consultants en recrutement (10,4 livres alors qu’ils effectuent 52H).
« L’équilibre vie privée-vie publique est devenu un élément important dans les carrières des jeunes professionnels au cour des dernières décennies en partie à cause des moins bonnes perspectives de rémunération au sein du secteur financier donnant le sentiment aux analystes et associés que le jeu n’en vaut peut-être pas la chandelle », explique Alice Leguay, co-fondatrice et COO d’Emolument.
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