Avocats d’affaires : qui sont les plus rentables ?
La radiographie 2016 des cabinets d’avocats d’affaires en France, dressé par Juristes Associés et parue il y a quelques semaines fait son état des lieux annuel. On y apprend que la « reprise est bien là », avec une augmentation des effectifs de 3,63% (à périmètre constant) ou encore que les chiffres d’affaires des firmes ont été en hausse de 15% en 2015. Si ces données cachent des disparités d’une maison à une autre, la problématique de la rentabilité est un élément cœur chez les professionnels du droit. Globalement, le chiffre d’affaires par productif a augmenté de 3,34%, quand le chiffre d’affaires par associé a bondi de 7,64%.
Et ce sont les cabinets internationaux qui tirent leur épingle du jeu. Ils enregistrent en effet une croissance de près de 18,5% de leur CA par associé. Dans une moindre mesure, leurs profits par productifs sont aussi en croissance (+8%). De la même manière, les cabinets de 31 à 50 personnes ont fait une belle année avec un chiffre d’affaires par productif et par associé en accélération de plus de 24%. A noter que les cabinets concernés par cette étude sont à 58,1% parisiens et 26,4% internationaux, mais que ces derniers représentent près de la moitié des chiffres d’affaires.
Autre enseignement à tirer de ce travail : la progression des hommes et des femmes dans les revenus des cabinets. L’étude se base notamment sur 190 cabinets dont le chiffre d’affaires total atteint plus de 4 milliards d’euros. Sur cette somme, le ratio de chiffre d’affaires par associés, tous sexes confondus, a augmenté de 2,40% en un an. Les femmes associées ont, elles, vu leur ratio progresser de 2,94%. A noter également que les associés dits « equity » -c’est-à-dire qui ont une part sociale dans le cabinet- qui sont en haut du panier, ont vu leur ratio de chiffre d’affaires s’améliorer de 3,05%. C’est-à-dire qu’ils ont fait bien mieux que les associés « non equity » et leur -0,06%. Le bond le plus important concerne les femmes associées « equity », avec une hausse de 5,39% (-3,65% pour les associées « non equity »).
Derrière ces chiffres, les disparités sont prégnantes et les évolutions de niveaux très différents d'une boutique à une autre. Par exemple, la croissance du chiffre d’affaires par associé au sein d’Osborne Clarke atteint les 48,2% et même les 54,5% chez Dechert LLP, quand elle est de 20,8% chez De Pardieu Brocas Maffei ou encore de 16% chez Hogan Lovells. En ce qui concerne les chiffres d’affaires tout court, c’est le cabinet Fidal, suivi de CMS Bureau Francis Lefebvre, EY Société d’Avocats et Gide qui trustent les premières places.
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