Une femme à la tête de Transavia
L’aérien se féminise aussi : Air France-KLM vient d’annoncer la nomination de Nathalie Stubler au poste de président-directeur général de Transavia France, à un moment crucial pour cette filiale low cost en plein développement et au cœur de nombreux espoirs mais aussi de certaines dissensions avec les salariés du groupe.
Nathalie Stubler, 47 ans, est depuis septembre 2014 directrice de cabinet du P-dg Alexandre de Juniac et secrétaire du comité exécutif du groupe. A compter du 1er février 2016, elle remplacera Antoine Pussiau, P-dg de Transavia France depuis 2013, qui rejoint l'activité commerciale du groupe en tant que directeur général Asie-Pacifique. Diplômée de l'Ecole Polytechnique et de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, Nathalie Stubler a débuté sa carrière en 1992, en intégrant Air Inter. Deux ans après, elle devenait la gestionnaire de lignes de la compagnie. Elle est également membre du conseil d'administration de l'Ecole Nationale de l'Aviation Civile et membre du conseil d'administration de l’entreprise américaine ATPCO.
"Transavia France s'apprête à accueillir sur ses lignes six millions de passagers en 2016, soit trois fois plus qu'en 2012. Nathalie Stubler poursuivra ce développement de Transavia en France et notamment l'amélioration de sa rentabilité et la croissance de son activité, tout en favorisant les synergies avec Transavia Pays-Bas", écrit Air France-KLM dans un communiqué.
Le développement de Transavia France à partir de bases européennes a été à l'origine de la grève de deux semaines des pilotes d'Air France en septembre 2014, qui a entraîné l'abandon du projet. Au début du mois, le site d'informations économiques latribune.fr écrivait qu'Air France-KLM envisageait de réunir les branches française et néerlandaise de Transavia au sein d'un seul holding. Une chose est sûre en tout cas : toutes les compagnies aériennes se mettent en ordre de bataille pour développer des offres low-cost susceptibles de concurrencer des acteurs tels que EasyJet ou Ryanair, très en pointe sur le sujet et très rentables. A la différence de la plupart des grandes compagnies nationales en butte à des coûts très élevés. Les dernières annonces de Ryanair ont effectivement de quoi questionner les mastodontes du secteur : la compagnie irlandaise a vu son bénéfice semestriel progresser de 37% pour atteindre le milliard d’euros… Ce qui ferait bien les affaires d’Air France KLM, qui se bat toujours pour obtenir de la part de ses pilotes les efforts promis et non encore tenus. Il est clair que dans ce contexte compliqué, la solution dépendra des moyens donnés à Transavia. Dans ce contexte, Nathalie Stubler n’a pas fini de mouiller la chemise.
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