Top 10 des Françaises les plus influentes
1/Patricia Barbizet
Parmi les premières femmes diplômées de l’ESCP, elle rejoint Henri Pinault en 1989, et joue un rôle décisif dans la transformation de son négoce de bois de construction breton en un empire, Kering, dont elle reste vice-présidente, tout en siégeant désormais aux conseils de Total et Peugeot. Elle a assisté l’homme d’affaires pendant 26 ans, lors du rachat de Gucci, Conforama ou encore Château Latour et Christie’s qu'elle dirige aujourd'hui.
2/Laurence Boone
L’ancienne conseillère économique de l’Elysée, partie il y a deux mois pour devenir économiste en chef chez Axa, est aussi une proche de Patricia Barbizet, dont elle a connu le mari banquier chez Barclays. A 45 ans, Laurence Boone brille d’abord par son solide bagage académique : London Business School, Paris X-Nanterre, Reading University… Dès 2004, elle devient économiste en chef chez Barclays France où elle rencontrera aussi Jean-Pierre Jouyet qui la convaincra de remplacer Emmanuel Macron à l’Elysée.
3/Marguerite Bérard
Elle aussi a connu Emmanuel Macron, mais à la promotion Léopold Sédar Senghor de l’ENA, qu’elle a d’ailleurs majorée. Une école presque familiale, d’où proviennent ses parents et même son mari, Thomas Andrieu, qui dirige à présent le cabinet de Jean-Jacques Urvoas. Diplômée, elle ne reste que trois ans à l’Inspection des finances, pour suivre Raymond Soubie à l’Elysée en 2007. Puis elle dirige le cabinet de Xavier Bertrand au ministère du Travail. En 2012, c’est François Pérol qui lui offre un poste de directrice générale adjointe chez BPCE, pour gérer la stratégie du groupe.
4/Clara Gaymard
L’ancienne patronne de General Electric France est au cœur de l’actualité depuis plusieurs jours. Elle vient en effet d’être proposée pour trois nouveaux postes d’administratrice indépendante aux board des plus grands fleurons français : LVMH, Danone et Bouygues, alors qu’elle siège déjà à celui de Veolia depuis un an. Cette énarque de 56 ans est particulièrement recherchée pour son parcours professionnel et son expertise dans le monde entrepreneurial.
5/Isabelle Kocher
Elle est en piste pour devenir la première patronne française du CAC 40. Nommée en octobre 2014 directrice générale déléguée d’Engie, choisie à l’unanimité par le conseil d’administration, cette discrète ingénieure de formation avait également été auditionnée en 2011 pour prendre la tête d’Areva. Un succès qui couronne une montée en puissance progressive : agrégée de physique après Normale Sup, elle intègre Bercy à sa sortie du Corps des mines, pour gérer le budget de la Défense. Recrutée par le cabinet Jospin à Matignon, elle prend ensuite la direction générale de la Lyonnaise des eaux, au sein du groupe Suez. Suite à la fusion avec GDF, elle poursuit logiquement son ascension dans le nouvel ensemble, avec désormais l’objectif affiché de réussir la transition énergétique.
6/Christine Lagarde
Seule candidate à sa propre succession, Christine Lagarde a visiblement su convaincre lors de ses 5 ans passés à la tête du FMI. Ses premiers succès ne relevaient pourtant pas de la sphère publique : championne de France de natation synchronisée à 15 ans, elle intègre un cabinet d’avocats américain après Sciences Po. Suite à sa réussite dans le monde des affaires, elle intéresse le monde politique et devient en 2007 la première femme ministre de l’économie. Reconnue «meilleure ministre des Finances» de la zone euro par le Financial Times après la crise de 2008, elle prend la tête du FMI en 2011.
7/Véronique Morali
Lauréate du Prix du leadership 2015, Véronique Morali s’est notamment faite connaître pour sa présidence du Women’s Forum, le « Davos des femmes », jusqu’en 2014. Après un passage par l’Inspection des Finances à sa sortie de l’ENA, elle rejoint Marc de Lacharrière lors de la création de Fimalac. Désormais Présidente de la branche « Développement », elle préside également le directoire de Webedia (Allociné, Pure Peope). Mais elle s’est également illustrée dans son engagement pour l’épanouissement des femmes au travail, en créant l’association Force Femmes, le site terrafemina.com ou encore le réseau Women Corporate Directors Paris.
8/Nicole Notat
Une autre pionnière, qui fut la première femme à diriger une centrale syndicale, en l’occurrence la CFDT. Nicole Notat est aujourd’hui PDG fondatrice de Vigéo, la première agence de notation sociale, qui réunit aussi bien des grandes entreprises que des syndicats européens. Un parcours qui lui assure une reconnaissance certaine dans différents milieux : elle fut aussi bien présidente du « Siècle » jusqu’en 2013 que « personnalité qualifiée » au comité de surveillance des investissements d'avenir depuis 2010.
9/Danièle Nouy
Celle que l’on surnomme parfois la « banquière centrale » dirige depuis 2014 le Mécanisme de Supervision bancaire Unique (MSU), l’autorité qui gère les 130 plus grandes banques de la zone euro. Cette bretonne d’origine a gravi tous les échelons de la régulation bancaire. Après Sciences Po et une licence de droit, elle monte en grade au sein de la Banque de France jusqu’au secrétariat général de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Pour autant, sa carrière est aussi internationale, après avoir été secrétaire générale du Comité de Bâle et présidente de l'Autorité bancaire européenne.
10/Amélie Oudéa-Castera
Décidément, la promotion Senghor fut un vivier de talents. Après Marguerite Bérard et Emmanuel Macron, Amélie Oudéa-Castera a connu une belle carrière à sa sortie de l’ENA, de la Cour des comptes au groupe AXA, où elle est désormais directrice générale adjointe d'AXA Particuliers / Professionnels, ainsi que directrice digital, marque et partenariats. Mais avant les concours et la finance, l’épouse du patron de la Société Générale, Frédéric Oudéa, était promise à une grande carrière de tenniswoman. Championne du Monde chez les moins de 14 ans, elle battait régulièrement Amélie Mauresmo à l’entrainement. Un parcours atypique pour celle qui n’exclut pas, à terme, de se tourner vers la politique.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

