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Brexit : BofA planche toujours sur son projet de rapatriement à Paris
Alors que Theresa May se rend aujourd'hui à Bruxelles pour rencontrer les fonctionnaires européens responsables du Brexit et tenter de les convaincre de soutenir le projet britannique qui devra être validé par les 27 lors du Conseil le 15 décembre prochain, les entreprises du pays continuent d'avancer sur leur stratégie post-sortie de l'UE. Selon les informations de Bloomberg, Bank of America serait ainsi en train d'étudier différentes options concernant le déménagement de ses activités de trading à Paris, même s'il n'est pas encore certain que la banque choisisse la capitale française.
En septembre dernier, l'agence d'informations financières avait révélé que la banque au logo rouge et bleu envisageait de rapatrier quelque 300 personnes du trading londonien à Paris, une fois la Grande-Bretagne sortie de l'UE. Mais selon le média qui cite aujourd'hui des personnes proches du dossier, le COO Tom Montag aurait ainsi mis sur la table d'autres options de plus grande ampleur, comme celle de rapatrier en plus des activités de trading, des postes plus opérationnels et ce, le plus rapidement possible, pour faciliter la transition et le recrutement sur place. Cette stratégie représenterait le déménagement de 600 personnes à Paris mais l'idée de déplacer 1.000 employés a également été évoquée. Il y a quelques semaines lors d'une rencontre investisseurs à New York, Tom Montag avait annoncé que son institution envisageait de déplacer 200 personnes, de la partie sales et trading, et qu'il hésitait encore entre Paris, Francfort et Dublin.
Rien n'est joué donc pour le moment et la course entre Francfort et Paris pour récupérer une partie de l'activité financière de Londres devrait se poursuivre. Paris a remporté une belle victoire le mois dernier, puisque l'EBA (Autorité bancaire européenne) déménagera finalement dans la capitale française post-Brexit, et nombre d'analystes avaient alors déclaré que cela pourrait entraîner un appel d'air favorable et attirer d'autres institutions financières dans la capitale. Pour le moment, seuls HSBC et l'assureur Chubb ont annoncé qu'ils déplaceraient leurs activités dans l'Hexagone tandis qu'UBS, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Citigoup et Nomura ont toutes opté pour Francfort.
L'exemple de BofA, qui n'a pas encore tranché sur la destination et sur les activités concernées par le déménagement souligne en tout cas la difficulté du secteur financier britannique à se projeter à court et moyen terme, alors que l'avenir de leur industrie est toujours aussi incertain. La Première ministre n'a effectivement pas du tout dévoilé ce qu'elle comptait négocier pour le secteur, une fois que la phase deux des discussions sera entamée. Mais le commissaire au Brexit Michel Barnier de son côté a été très clair fin novembre en affirmant que le Royaume-Uni ne pourrait continuer de bénéficier du passeport européen, une fois sorti.
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