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Sur les marchés
Wall Street: les résultats des sociétés en baisse pour la première fois depuis 6 ans
Alors que la saison des résultats à Wall Street touche à sa fin pour le second trimestre, l’heure est au bilan : et, selon les calculs de Bloomberg, il est désormais certain qu’il n’y aura pas de 23ème trimestre consécutif de croissance positive des bénéfices pour les sociétés américaines formant l’indice Standard&Poor’s 500. Ainsi selon les chiffres de l’agence, les résultats des entreprises ont baissé en moyenne de 1,8% entre avril et juin, par rapport à la même période en 2014, tandis que les chiffres d’affaires ont de leur côté reculé de 4,2% en moyenne.
Des résultats a priori surprenants alors que les Etats-Unis sont parmi les pays développés qui connaissent la plus forte croissance : principal élément d’explication, les pétrolières, qui représentent un poids important dans l’indice américain (leur pondération est de plus de 2%, avec Exxon, 3ème capitalisation de l’indice à hauteur de 1,77%) et qui ont subi un sérieux coup de froid avec la chute du marché du pétrole. Entre avril et juin, le baril de WTI s’est effondré de 44%, à 58 dollars le baril. Et la situation ne devrait pas s’améliorer pour les pétrolières, alors que le WTI se traitait ce matin à 40 dollars et le Brent à 46 dollars, après que les Etats-Unis aient dévoilé hier soir une production beaucoup plus forte que prévu, qui laisse penser que l’offre sera réellement beaucoup plus importante que la demande dans les prochains mois. Exxon a ainsi vu ses performances bénéficiaires diminuer de 48%, Chevron de 76% et ConocoPhilips de 95%. Du coup, les fournisseurs de services énergétiques à ces grands groupes ont également vu leurs bénéfices plonger, comme Schlumberger de -36%, et Halliburton de -51,5%.
Si le secteur des sociétés actives dans l’énergie ont donc plombé l’indice, il reste que 293 des 473 sociétés qui composent le Standard&Poor’s sont parvenues à améliorer leurs chiffres. Et, toujours selon les calculs de Bloomberg, si l’on retire de l’indice les sociétés pétrolières et leurs fournisseurs, les profits ont en réalité progressé de 5% en moyenne, et les chiffres d’affaires de 1,1%. Ainsi, le secteur de l’automobile a réalisé de très belles performances, avec une hausse de ses profits de plus de 30%, tandis que les constructeurs de logements ont également affiché de beaux résultats. Preuve de la bonne santé américaine, puisque l’immobilier et l’automobile sont généralement parmi les secteurs les plus représentatifs de la situation du pays. Sans surprise non plus, les technos ont publié de bons résultats mais dans des proportions moindres que d’habitude puisqu'elles ont progressé à un rythme inférieur à 10% en moyenne, notamment en raison de la baisse des ventes d’IBM et des résultats décevants de twitter.
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