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Iran : Ségolène Royal critique le peu d’audace des banques françaises
« Les banques françaises qui sont liées aux banques américaines n’osent pas intervenir en Iran. C’est tout à fait inadmissible », a déclaré dimanche Ségolène Royal, la ministre française de l’environnement. Car, malgré l’accord de Vienne l’an passé et la levée partielle des sanctions contre l’ancien pays du Shah, le pays peine à ressentir certains des effets économiques escomptés. D’abord parce que toutes les restrictions n’ont pas été levées. Ensuite parce que le pays de l’Oncle Sam bloquerait une partie des projets européens et intimiderait des entreprises du Vieux Continent, notamment les banques, pour qu’elles ne fassent pas affaire avec l’Iran. Des menaces qu’elles ne prennent pas à la légère, après l’amende dont a écopé BNP Paribas pour violation d’embargo en 2015.
Ségolène Royal s'est rendue en Iran afin de nouer des alliances avec le pays qui s’est engagé sur son programme nucléaire. « Nous allons construire des partenariats (...) dans les domaines de l'eau, de l'efficacité énergétique et de la pollution de l'air », a expliqué la ministre. Mais la question de la non-présence des banques françaises ternit le tableau, selon elle. « C'est un vrai problème. La question a été soulevée bien évidemment par les ministres iraniens mais aussi les sociétés françaises », a précisé Ségolène Royal.
Cette dernière souhaiterait que nos fleurons soient moins frileux. « D'autant que par exemple en Italie il y a des banques de taille moyenne qui accompagnent les entreprises italiennes en Iran. Donc on va trouver des solutions », a indiqué la ministre. Et d’ajouter que pour financer les accords, « si les grandes banques françaises ne veulent pas venir en Iran et bien on fera appel à des banques de taille moyenne dans d'autres pays européens ».
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