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Les banques allemandes en difficulté ?

La Deutsche Bank, notamment, traverse une phase critique. Les journaux accusent entre autres la politique accommodante de la BCE.
John Cryan - Deutsche Bank
John Cryan - Deutsche Bank

Les banques allemandes, coincées dans une crise durable ? C'est ce que la presse semble penser, outre-Rhin. « Si l'Allemagne est importante économiquement, dans la branche de la finance internationale, les établissements bancaires nationaux sont plus que discrets. L'appel à la fusion est fort », rapporte le Sueddeutsche Zeitung. Les banques souffriraient notamment des taux d'intérêt négatifs imposés par la BCE. A tel point que certaines sont en difficulté. La Deutsche Bank s'inquiète de sa situation par exemple. Son dirigeant, John Cryan a ainsi appelé les banques centrales à l'aide, rapporte le Spiegel. « Des milliards de pertes, le cours des actions en chute : la Deutsche Bank est profondément en crise ». Les investisseurs espèrent une fusion avec la Commerzbank, précise le site de l'hebdomadaire.

Pendant ce temps, l'Allemagne reste globalement ouverte et accueillante à l'égard des réfugiés. « L'état d'esprit envers les réfugiés ne fléchit pas, prévient le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Malgré les attaques de cet été, les Allemands ont toujours une posture positive à l'égard des réfugiés. C'est ce que révèle un sondage publié exclusivement par le FAZ ». L'Institut des sciences sociales de l'église évangélique en Allemagne (EKD) a mené quatre vagues de sondages pendant trois mois, depuis novembre 2015 : dernièrement, 85,4% des personnes interrogées considèrent qu'il est normal que l'Allemagne soit aux côtés des personnes en détresse absolue, contre 88,4% en novembre dernier. « Pourtant, une majorité d'Allemands a depuis longtemps en vue les possibles conséquences négatives de l'afflux », précise le FAZ. Mais là aussi les chiffres restent stables : plus de 60% craignent une augmentation de la criminalité dans le pays.

Dans le même temps, le Spiegel rapporte que « les réfugiés gagnent beaucoup moins sur le marché du travail que les autres immigrants ». L'hebdomadaire s'appuie sur une étude de l'Institut pour la recherche économique allemand (DIW), ils ont également besoin de « davantage de temps pour entrer dans la vie active ». Les réfugiés touchent en moyenne 11,80 euros de l'heure contre 14,80 euros pour d'autres immigrants (de première ou deuxième génération). Les Allemands non issus de l'immigration gagnent en moyenne 16,60 euros. Comme explications, le DIW avance notamment le plus faible niveau de formation des réfugiés qui n'ont par ailleurs pas pu préparer leur émigration et n'ont pas, par exemple, pu apprendre l'allemand.

Le Sueddeutsche Zeitung parle, de son côté, d'une étude sur les meilleurs pays pour s'expatrier. Il en ressort que si l'Allemagne offre « les meilleurs jobs », le pays est desservi par « la moins accueillante population ». L'étude du « Expat-Insider » repose sur les témoignages de 14 000 participants du monde entier, généralement hautement qualifiés, qui travaillent à l'étranger. « L'Allemagne, dans la catégorie 'conditions de travail', appartient aux trois meilleurs pays de destination », synthétise le SZ. Mais « il est difficile de s'habituer à la population, à la culture et à la langue », poursuit le quotidien, s'appuyant toujours sur l'étude. Les pays les plus attractifs sont Taiwan, Malte et l'Equateur.

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