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Les guirlandes de Richemont

Le géant suisse du luxe a renoué avec la croissance au dernier trimestre, tiré par la Chine et l'Amérique mais l'Europe et le Japon restent à la traîne.
Le sapin de Noël de Richemont a bien scintillé à la fin de l'année avec des ventes en croissance de 12% en décembre. Mais l'emplacement des guirlandes et des cadeaux était complètement déséquilibré. La reprise des ventes en décembre a permis d'afficher une croissance positive de 2% en termes courants au dernier trimestre contre une chute de 15% au premier semestre de l'exercice 2009-2010 (avril-septembre). Une bonne nouvelle pour l'ensemble de l'industrie du luxe. D'autant que les deux principaux métiers de Richemont, la joaillerie (50% du chiffre d'affaires) et les montres (26%) ont avancé du même pas. Mais les chiffres sont très contrastés d'un point de vue géographique. La croissance a été principalement portée par l'Asie Pacifique continentale - notamment la Chine- qui progresse de 34% et représente maintenant 31% du chiffre d'affaires. Mais le Japon -12% des ventes- continue à reculer de 8%. De même si la reprise du luxe est manifeste en Amérique avec une hausse de 8%, l'Europe, premier marché de Richemont avec 41% des ventes, est toujours à la peine avec un repli de 2%. Si la maison mère de Cartier peut se réjouir du retour global de la croissance grâce à sa bonne divresification géographique, elle ne peut se satisfaire de la morosité de son principal marché et du Japon qui assurent à eux deux la moitié des ventes. Le trimestre en cours, le dernier de l'exercice, bénéficiera sans doute encore de la fusée chinoise, boostée par le nouvel an lunaire qui a lieu cette année le 14 février. Mais, pour que Richemont et l'ensemble de l'industrie du luxe tournent vraiment la page de la crise, il faudra que la reprise atteigne l'Europe et se densifie en Amérique. Ce qui n'est manifestement pas encore le cas. Avec une trésorerie positive de 1,4 milliard d'euros, le propriétaire de Van Cleef & Arpels a cependant les moyens de patienter et de saisir les opportunités liées à la crise pour doper son activité.
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