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UBS, le phénix suisse

La banque est toujours dans le rouge en raison de ses déboires conjoncturels mais la confiance des clients revient et sa gestion de fortune progresse.
L'arbre des pertes ne doit pas cacher la forêt des afflux d'argent frais. Affaibli par des scandales à répétition et une conjoncture très difficile pour le secteur bancaire européen, UBS parvient à redonner l'espoir aux investisseurs. Certes, le quatrième trimestre 2012, marqué par le scandale du Libor, dégage une perte de 1,9 milliard de francs suisses, faisant suite à une perte de 2,5 milliards au troisième trimestre en raison des coûts de restructuration de la banque de financement et d'investissement. Globalement l'année 2012 se solde ainsi par une perte de 2,5 milliards. Mais le résultat corrigé des effets exceptionnels est positif de 3 milliards. Mieux, d'autres chiffres montrent les importants progrès réalisés par la première banque suisse. Ses actifs pondérés ont ainsi baissé de 122 milliards soit 32% en un an. Parallèlement son ratio tier one Bâle III a progressé de 320 points de base pour atteindre 9,8%, à deux doigts de l'objectif réglementaire pour 2019. Mais c'est surtout sur le terrain qu'UBS a de quoi rassurer. Au delà des restructurations de la BFI dont les coûts à court terme se traduiront par des économies sensibles à moyen terme, l'activité principale, la gestion de fortune (60% du résultat) reste porteuse. La désaffection des clients pour cause d'image dégradée appartient au passé. L'activité mondiale a enregistré des afflux nets d'argent à gérer importants (+26 milliards de CHF), grâce au positionnement d'UBS sur les clientèles d'Asie Pacifique et des pays émergents et sur les très grandes fortunes. De quoi compenser en partie les retraits des clients d'Europe occidentale qui se sont accélérés au quatrième trimestre. De même en Amérique, le dynamisme est revenu avec le meilleur afflux de capitaux depuis cinq ans avec une récolte nette de 22 milliards de dollars dont 8,8 milliards au quatrième trimestre. Les dirigeants d'UBS manifestent donc leur sérénité en lançant un programme de rachat de dettes de 5 milliards et en augmentant le dividende de 50%. De quoi signifier que, malgré les incertitudes concernant la croissance et l'environnement monétaire et financier, la banque a les moyens de poursuivre sa reconquête des clients et l'amélioration de sa rentabilité.
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