La nouvelle idée d'Elon Musk pour combattre l'avènement des robots
Elon Musk n’est pas seulement le fondateur et patron de deux sociétés ayant de grandes ambitions – démocratiser la voiture électrique avec Tesla et rendre la planète auto-suffisante en énergie propre avec SpaceX - il est également un visionnaire, qui veut pérenniser l’espèce humaine. Et cet hyperactif, qui craint plus que tout l’avènement des robots et de l’intelligence artificielle pour remplacer l’homme, a cette fois décidé de lancer une startup pour contrer cette tendance. Il s’agit de Neuralink, une société qui développe la technologie du « lacet nerveux », qui consiste à implanter de minuscules électrodes sur le cerveau humain, connectés à des ordinateurs et qui pourraient un jour permettre d’améliorer nos fonctions cognitives. La société a été enregistrée comme groupe de « recherche médicale « en Californie, et Elon Musk aurait vocation à y jouer un rôle actif, selon le Wall Street Journal.
L’information a été confirmée par Max Hodak, collaborateur de Neuralink et fondateur de Transcriptic, une startup qui propose des services robotisés de laboratoire sur Internet. La société a pour ambition de développer une interface directe vers le cortex, une couche d’intelligence artificielle qui permettra à terme aux hommes d’être plus efficaces. Elon Musk compte la financer via l’emprunt garanti par ses titres personnels dans ses deux autres sociétés, mais pourrait aussi lever de l’argent auprès de FuturesFund, le fonds de venture de Peter Thiel, cofondateur de Paypal aux côtés d’Elon Musk et un des seuls soutiens de Donald Trump dans la Silicon Valley.
La stratégie de cette nouvelle pousse pourrait être proche de celle appliquée chez Tesla et SpaceX : travailler sur une technologie et démontrer qu’elle fonctionne, puis l’utiliser pour servir des projets encore plus ambitieux. Ainsi, Neuralink pourrait utiliser ces électrodes pour venir à bout de maladies liées au cerveau, comme l’épilepsie ou la dépression, comme cela est déjà le cas pour traiter de la maladie de Parkinson. Mais si l’on va plus loin, une telle fonctionnalité pourrait aussi, avec l’approbation des autorités gouvernementales bien sûr, servir à améliorer nos fonctions cognitives. Car Elon Musk considère que si nous sommes déjà connectés à la technologie via l’ordinateur ou notre smartphone, « notre niveau de contribution est très lent, surtout avec un téléphone et seulement deux pouces. Notre apport peut être bien meilleur car nous avons une interface visuelle élevée avec l’œil. Nos yeux emmagasinent beaucoup de données », relève-t-il.
Il reste encore loin de la coupe aux lèvres, puisqu’il faut encore démontrer qu’il existe une technologie viable, sécurisée et pérenne pour ces électrodes reliées au cerveau, même si Elon Musk a déclaré que nous étions « à quatre ou cinq ans » d’une interface partielle et efficace vers le cerveau. En parallèle, l’homme mène d’autres combats : après avoir manqué son objectif de 80 000 voitures électriques vendues en 2016, il doit accélérer la construction de son usine de batteries électriques pour atteindre les très ambitieuses prévisions sur son Model 3. Par ailleurs, il joue très gros cette semaine sur SpaceX, qui doit lancer une fusée avec pour la première fois un réacteur déjà utilisé. Des défis qui seront cruciaux pour justifier la fusion critiquée entre ces deux coquilles.
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