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GDF Suez fait de la résistance

Le groupe dirigé par Gérard Mestrallet affiche une solide activité depuis le début de l'année, avec un résultat qui s'améliore de mois en mois et des objectifs désormais à portée de main.
Il se pourrait bien que le groupe GDF Suez connaisse enfin la fin du purgatoire boursier dans lequel il est entré voilà plusieurs mois. Preuve en est que le marché a dignement salué ce matin les indicateurs trimestriels publiés par le groupe. Il faut dire que ces chiffres sont non seulement meilleurs que prévu, mais surtout qu'ils témoignent d'une amélioration très nette de l'environnement dans lequel baigne le groupe énergétique. Au cours des neuf premiers mois de l'année, son chiffre d'affaires a progressé de 8,4 %, pour tutoyer les 71 milliards d'euros. Cette croissance assez spectaculaire doit plus à l'augmentation des volumes vendus, au positionnement du groupe sur des marchés en forte croissance et à sa position de leader dans le gaz naturel liquéfié qu'aux aspects purement tarifaires. Bien sûr, l'augmentation des prix a aidé GDF Suez et ce n'est que justice, dans la mesure où le long blocage des prix du gaz avait créé un énorme manque à gagner pour le groupe et ses actionnaires. Mais hors effet-prix, l'excédent brut d'exploitation marque une hausse de 1 % à 12,6 milliards d'euros, avec une accélération très nette de la croissance par rapport au premier trimestre. Les matheux diraient que la dérivée seconde des résultats du groupe est plus que favorable. C'est sans doute à partir de tous ces éléments que Gérard Mestrallet a pu rassurer le marché sur sa capacité à tenir les objectifs qu'il s'était fixés : un résultat net récurrent compris entre 3,7 et 4,2 milliards d'euros, avec un résultat opérationnel de l'ordre de 17 milliards. L'un des plus gros de toute l'industrie française. Tous ces chiffres valident non seulement la gestion du groupe, mais aussi sa stratégie avec notamment le grand mouvement mondial initié avec la prise de contrôle, puis la sortie complète des minoritaires d'International Power. Il reste maintenant à GDF Suez à accentuer son désendettement. Même si les résultats publiés aujourd'hui témoignent de la capacité du groupe à porter et à gérer une dette substantielle, mais peu coûteuse par les temps qui courent.
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