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Presse allemande : "l'Allemagne met les pays du sud sous pression"

Les médias allemands soulignent l'exigence de leur pays vis-à-vis des Etats périphériques. Et reviennent sur les difficultés des européens à donner plus de pouvoir à Bruxelles.
"L'Allemagne met les pays du sud de la zone euro sous pression", prévient le Spiegel ce lundi. "La Grèce, l'Espagne et compagnie appellent à des concessions de la part du sauveteur de l'euro, mais le gouvernement allemand ne veut pas céder : les employés du ministère des Finances mettent en garde, selon des informations du Spiegel, contre un adoucissement de la rigueur et des efforts de réformes". Pour le site de l'hebdomadaire, "les gens de Schäuble restent fermes". "La faible situation économique dans la zone euro n'est pas une raison pour s'écarter de la double stratégie de consolidation budgétaire durable combinée à des réformes structurelles", explique-t-on ainsi dans l'entourage du ministère des Finances. Aux yeux de l'équipe de Schäuble, "le cours actuel est réussi. La faiblesse de la croissance serait 'l'expression d'un processus d'ajustement profond, que la zone euro traverse actuellement et en aucun cas la conséquence mono-causale de la consolidation budgétaire'. Les fonctionnaires du ministre des Finances Wolfgang Schäuble mettent en garde fortement dans un document, contre l'idée de 'freiner le processus d'ajustement nécessaire'", poursuit le Spiegel. Le Süddeutsche Zeitung voit dans une analyse sur l'avenir de l'Europe, "les adieux aux étoiles de l'Europe". "Les hommes politiques européens ont de moins en moins envie de donner plus de pouvoir et plus de responsabilités à Bruxelles. En ces temps de crise durable, le réalisme européen prévaut. Bien que les similitudes suffisent pour les opérations d'urgence sur le système monétaire, pour un grand saut politique, ce n'est pas le cas". Pour Martin Winter, "cette crise qui sévit sur le continent depuis déjà 5 ans a quelque chose de bon : elle oblige les Européens à se détacher du monde des souhaits et à entrer dans le domaine de la réalité. Elle les confronte comme rarement auparavant dans l'histoire de l'Union européenne à la question de ce qu'ils ont en commun et ce qui les sépare. Elle ne permet aucune excuse car il s'agit de l'existence de l'Union. Cette crise s'étend bien au-delà de la base financière et politique. Elle bouscule la certitude centrale selon laquelle l'Europe évolue toujours dans la direction d'un Etat fédéral, même sous la torture. Le défi implacable de la crise montre beaucoup de choses : qu'entre les Européens certaines choses sont certes possibles, mais que beaucoup ne le sont pas, que les Etats-nations sont plus forts qu'on ne le croit, que les peuples moins européens qu'on ne l'espère, et que la taille seule n'est pas une réponse aux problèmes du monde". Enfin, le Handelsblatt rebondit sur la rumeur selon laquelle la BCE prévoirait un nouveau plan d'achat d'obligations. "Le membre du directoire allemand, Jörg Asmussen a démenti, vendredi, un article allant dans ce sens de la Sueddeutsche Zeitung. 'La BCE réfléchit actuellement aux moyens de manière globale, d'influer dans le cadre de notre mandat de distribution de crédits, sur l'économie réelle, en particuliers pour les petites et moyennes entreprises, et rien d'autre. Les rapports qui prétendent le contraire sont faux'".
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