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Publication des résultats

Euronext publie les meilleurs résultats de son histoire

La place boursière dirigée par Stéphane Boujnah a vu ses revenus grimper de 16% et son résultat net de 30%, à la faveur d’un rebond de la volatilité et d’une maîtrise aiguë des coûts. Le groupe aborde avec sérénité l’année, où prendra effet l’intégration de la Bourse irlandaise.
Stéphane Boujnah
Stéphane Boujnah

Le retour de la volatilité sur les marchés est non seulement favorable aux traders, mais aussi aux places de marché qui ont profité du rebond des transactions. C’est dans ce contexte d’accès de nervosité qu’Euronext a signé des résultats record au premier trimestre, tant en termes de revenus que de rentabilité. La place boursière a ainsi dégagé des revenus en hausse de 15,9% à 146,7 millions d’euros sur les trois premiers mois de l’année grâce au dynamisme du trading cash (+19,4% à 55,7 millions d’euros), qui vient plus que compenser l’atonie des introductions en Bourse. Ces dernières ont été largement reportées dans un environnement plus averse au risque, comme en témoigne l’exemple du fournisseur automobile Novares, qui a dû rebrousser chemin pour la deuxième fois de suite en février dernier. Le chiffre d’affaires lié aux IPO a ainsi reculé de 4,3% à 18 millions d’euros au premier trimestre, mais le pipeline est d’autant plus rempli pour le reste de l’année, fait-on valoir du côté d’Euronext.

Euronext a également la maîtrise de ses coûts en ce début d’année. « En conséquence de notre forte discipline de coût et de notre leverage opérationnel, cette croissance des revenus a bénéficié directement à notre marge d’Ebitda, qui a atteint 60,1% au niveau du groupe, malgré l’impact des activités nouvellement acquises », a ainsi déclaré Stéphane Boujnah, chairman et CEO d’Euronext. Qui en profite pour rappeler que cette marge a été quasiment doublée en cinq ans et en fait un des opérateurs boursiers les plus profitables en Europe. Ce qui lui a permis de dégager un résultat net en hausse record de 30,6% à 57,3 millions d’euros.

Or, le groupe ne se repose pas sur une hypothétique flambée de volatilité, à la faveur de facteurs géopolitiques ou d’une accélération de la hausse des taux par la Fed, loin s’en faut. L’an passé, il s’est distingué par son appétit de croissance externe, avec huit acquisitions dont celle emblématique de la Bourse irlandaise, qui a été finalisée fin mars dernier et donnera ses pleins effets à partir du deuxième trimestre. Plus que jamais, le groupe travaille à compléter ses activités par de petits deals afin de se diversifier mais aussi d’intégrer des acteurs moins cycliques, comme cela était le cas avec FastMatch sur le marché des changes. A cet égard, son plan « Agility for Growth » à horizon 2019, visant à devenir plus grand et plus fort afin de concurrencer les géants mondiaux boursiers, est donc appliqué avec rigueur. Les investisseurs ont d’ailleurs montré leur confiance et approbation, puisque son obligation inaugurale de 500 millions d’euros à 7 ans, destinée à financer FastMatch, a été placée très facilement début avril.

Si la fébrilité semble pour le moment passée, Stéphane Boujnah est optimiste pour le reste de l’année, et notamment l'ouverture d'une fenêtre de tir pour les IPO au deuxième trimestre. Euronext peut compter sur ces facteurs conjoncturels, mais aussi la progression continue de ses parts de marché et une gestion sans faille, pour continuer à se faire une place de choix dans la consolidation en marche, tout en récompensant ses actionnaires.


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