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Régulation
La blockchain sera le prochain sujet de réglementation
L’année qui s’annonce devrait être celle des compromis dans la réglementation bancaire. Mais Bâle III (ou IV) pourrait ne pas être le seul sujet important dans la régulation cette année. Les nouvelles technologies et notamment la blockchain ou l’intelligence artificielle risquent aussi de faire parler d’elles. C’est ce qui ressort d’un sondage effectué par le cabinet de conseil en nouvelles technologies, Synechron. Ce dernier a interrogé pas moins de 200 professionnels de la finance et des services financiers, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Europe concernant leurs priorités sur l’année. Ainsi, 38% considèrent que la régulation appliquée aux technologies sera leur principale préoccupation, suivi par le data management (14,4%), les systèmes d’intégration (10,6%), l’intelligence artificielle (9,7%) et la transition technologique (8,3%). Par ailleurs, l’étude montre que l’innovation digitale sera une priorité sur les 5 prochaines années, ce qui implique que les institutions financières adoptent une approche pragmatique sur le long terme. Ainsi « réglementation, pression sur les coûts et rupture technologique sont dans toutes les conversations de nos clients. Ce n’est donc pas une surprise que cela fasse partie des priorités pour l’année 2017 », conclut Faisal Husain,, co fondateur et président de Synechron.
Alors que l’innovation reste à l’agenda de l’ensemble des entreprises financières, des interrogations concernant la blockchain, et notamment sur les problématiques de booking d’ordres ou encore de propriété des actifs négociés via des plateformes évoluant dans la sphère du bitcoin, pourraient entraver le développement technologique dans les institutions financières. Ces dernières attendent ainsi un travail de réflexion sur l’intégration du partage des données dans la régulation existante, comme Mifid II ou encore Dodd-Frank (pour respectivement 42,6% et 29,6%), l’intégration de cette problématique dans Bâle III étant aussi sujet à interrogations pour 15,3 % des sondés.
De manière plus globale, les interrogations sur une réglementation dédiée à la blockchain et à l’intelligence artificielle restent importantes pour 29,2% des sociétés financières interrogées. Plus exactement, il s’agit pour ces acteurs financiers de savoir si la réglementation pourrait inciter à l’inaction ou entraîner une limitation de l’innovation dans ce domaine. Pour Synechron, les banques vont donc continuer à mettre en place des équipes dédiées à la blockchain. Mais elles vont se trouver face à un phénomène de rareté des talents sur ces sujets. Environ 40% des entreprises participant au sondage considèrent ainsi qu’elles n’ont pas assez de personnes spécialisées dans la technologie de la blockchain pour faire face aux challenges à venir et 31% d’entre elles ont du mal à recruter.
Enfin, Synechron prévoit aussi que l’année 2017 sera celle de la fermeture de plusieurs fintechs. Plus exactement, la société de conseil en nouvelles technologies prévoit que le marché des potentielles licornes ayant levée 3 à 4 années de fonds pour se développer, devrait commencer à se tasser. « Le manque d’IPO ou de résultats visibles sur les potentielles réussites, montrent que ce marché commence à s’essouffler », souligne ainsi l’étude. La tendance devrait s’orienter, sans surprise, vers une baisse des rendements espérés par les fonds d’investissements qui pourraient retrouver leur investissement dans un cas sur dix. Pas très joyeux comme scénario, mais cela devrait permettre au marché des fintechs de s’assainir et de voir les créations commencer à s’affaiblir.
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