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L’arrivée de Neymar, une opération juteuse pour l’Etat

Le montant du transfert est connu et atteint 222 millions d’euros. Mais c’est par rapport aux charges sociales payées sur le salaire versé au joueur Brésilien ainsi que les impôts que ce dernier aura à payer que l’Etat peut se frotter les mains.
Neymar
Neymar

Le deal du siècle. C’est comme cela que la toile et les médias définissent le transfert qui a tenu en haleine les passionnés de football ces dernières semaines. Le Brésilien, Neymar da Silva Santos Junior, 25 ans, devrait en effet rejoindre aujourd’hui ou demain le PSG, le club parisien ayant déboursé la coquette somme de 222 millions d’euros pour payer son transfert. Une opération qui a tout de suite fait réagir l’Etat français en mal de rentrées d’argent. Ce matin, Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, se réjouissait ainsi des impôts que le joueur devra payer en rejoignant le club parisien. « Si effectivement Neymar vient dans un club français, alors effectivement le ministre des Comptes publics se réjouit des impôts qu'il va pouvoir payer en France », a-t-il ainsi déclaré ce matin sur France Inter. Certes, l’arrivée d'un joueur étranger est toujours bienvenue pour les finances publiques à condition que le joueur en question paye bien ses impôts en France.

Car le Brésilien va toucher 30 à 35 millions d’euros par an net (soit environ 60 millions brut) ! Une somme qui a de quoi faire rêver tout fisc qui soit, puisque normalement près de la moitié de cette somme devrait revenir à l’Etat chaque année. Mais dans la pratique, les choses sont différentes. En effet, les joueurs de foot étrangers ont le statut d’impatriés dans le pays. Autrement dit, ils disposent d’un régime fiscal particulier qui leur permet d’être exonéré de 50% de leur salaire. Voilà pour le joueur qui décide de s’installer en France et qui joue la carte de l’honnêteté fiscale. Car il existe évidemment des moyens de s’exonérer de tout ou partie de cette tâche fiscale, en créant notamment des holdings ou autres sociétés off shore, dans un paradis fiscal. Mais Gérald Darmanin l’a rappelé ce matin : « il vaut mieux que ce joueur de football paie ses impôts en France plutôt qu'il ne les paie ailleurs. (…) Quand on est ministre de la République, on a un devoir qui consiste à défendre les intérêts de l'Etat et les intérêts de l'Etat, c'est que les gens paient des impôts en France », a-t-il ainsi rappelé. Quoi qu'il en soit, il n'a aucun moyen de pression a priori pour forcer le joueur brésilien à payer en France.

Dans tous les cas, l’arrivée de Neymar en France est une bonne opération pour l’Etat Français. Selon Le Figaro, le PSG devrait verser sur les 5 prochaines années (durée du contrat du joueur brésilien) entre 110 et 210 millions d’euros à l’Etat français du fait des charges sociales du joueur. Mais les montages fiscaux commencent déjà à faire flores. En effet, le club de foot aurait dû payer les charges sociales sur le montant du transfert, les fameux 222 millions d’euros. Cela aurait dû déboucher sur un montant de charges sociales d'environ 100 millions d'euros pour l’Etat. Or, le montage réalisé au final entre le Barça, Neymar et le PSG fait que la somme ne transite pas par Neymar. Cela ne peut donc pas être considéré comme un salaire, ce qui exclut les charges sociales.

Quoi qu’il en soit, le club parisien devra tout de même verser près de 20 millions d’euros par an de charges sociales sur les 60 millions versés au joueur. Le Figaro évalue ce chiffre à 27 millions par an auquel s’ajouterait entre 8 et 10 millions d’impôts par an payés par le joueur. Au total, l’Etat pourrait donc toucher, dans les 5 prochaines années, entre 140 et 185 millions d’euros. Une coquette somme à laquelle s’ajoute la TVA sur tous les produits dérivés qui seront vendus par le club. Un montant pour le coup, totalement imprévisible, si ce n’est qu’il devrait lui aussi monter dans les millions d’euros par an.

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