Macro-économie / Taux / Equity - IPO / Sur les marchés
Macro-économie / Taux
Equity - IPO / Sur les marchés
L'IPO d'Aramco reportée
L'introduction en Bourse de 5% du géant pétrolier Aramco est un serpent de mer qui dure depuis plus de 20 mois et suscite les espoirs les plus fous. Or, selon des sources internes au dossier et citées par Bloomberg, le royaume pourrait repousser l'IPO à 2019, alors qu'elle était initialement prévue pour la seconde partie de 2018.
L'Arabie saoudite, qui par cette IPO, souhaite diversifier son économie et réduire sa dépendance à l'or noir, table sur une valorisation de la société de 2000 milliards de dollars. Ce qui lui permettrait de récupérer 100 milliards, qu'elle compte ensuite transférer dans son fonds souverain PIF (Public Investment Fund). Les analystes sont pour le moment sceptiques quant au niveau de valorisation, qu'ils estiment surévalué. Mais si le royaume parvenait effectivement à atteindre ce niveau, l'introduction représenterait la plus grosse IPO de l'histoire, loin devant le précédent record de 25 milliards de dollars pour Alibaba en 2014.
Le problème est que l'Arabie saoudite comptait sur une reprise du baril, qui tarde à se matérialiser : certes le Brent est actuellement situé à son plus haut niveau depuis avril 2016, autour de 55 dollars le baril, l'Agence internationale de l'énergie anticipant une forte hausse de la demande mondiale dans les prochains mois. Mais selon Emad Mostaque, co-CIO de Capricorn Fund Manager et cité par Bloomberg, l'Etat du Golfe mise sur un baril compris entre 60 et 70 dollars pour introduire Aramco.
La faiblesse du baril n'est toutefois pas le seul facteur qui pourrait retarder l'introduction du géant pétrolier. Ainsi, le royaume n'a toujours pas révélé sur quelle place boursière il comptait réaliser l'IPO. Si Londres ou New York ont de grandes chances de l'emporter, l'indécision du royaume pour l'instant pourrait ralentir les démarches administratives colossales liées à cette introduction et ainsi la date d'entrée en Bourse. Le royaume a en revanche assuré que le processus d'introduction était bien enclenché : cinq banques conseils (JP Morgan, Morgan Stanley, HSBC, Moelis&Co et Evercore Partners) planchent déjà sur le dossier depuis de longs mois.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

