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Macro-économie / Taux / Sur les marchés

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Bilan 2015 : l'année du stock picking

Si l'on regarde les meilleures performances boursières du SBF 120, on se rend compte qu'aucun secteur en particulier ne sort gagnant. On y retrouve tout autant des biotech, des sociétés de services informatiques, de jeux vidéo, des financières et des constructeurs automobiles. 
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La fin de l’année arrive à grands pas et l’on peut d’ores et déjà analyser certaines caractéristiques boursières annuelles. Si l’on regarde le palmarès des meilleures performances du SBF 120, il est ainsi très intéressant de noter que les grands gagnants de 2015 n’appartiennent à aucun secteur en particulier, donnant à ceux qui privilégient le stock picking une nette avance sur leurs petits copains.

De fait, se trouve à la première place avec un gain impressionnant de 111%, Sartorius, une biotech habituée des podiums puisque sur 3 ans elle bondit de 360% et sur 5 ans de…800%. A force de progresser à ce rythme, elle affiche aujourd’hui une capitalisation boursière de 5,2 milliards d’euros logée entre Foncière des Régions et Wendel. Tout cela pour un résultat net de 73 millions d’euros en 2014. A la deuxième place, se situe Euronext avec une hausse de 76%. Après des débuts plutôt tranquilles lors de son retour en Bourse, la plateforme boursière paneuropéenne a donc fait des étincelles cette année. Avec pourtant des nouvelles plutôt perturbantes, comme le départ de son patron, Dominique Cerutti, parti présider Altran ou la mise en œuvre de son plan d’économies passant par des suppressions de postes et un déménagement à La Défense. Le nouvel homme fort du groupe, Stéphane Boujnah, banquier aguerri, a manifestement conquis les investisseurs qui tablent sur un nouveau plan d’économies assorti d’une amélioration du ratio de distribution du dividende.

En troisième position, Ubisoft, le spécialiste des jeux vidéo (+74%) qui profite depuis la rentrée de l’intérêt marqué du patron de Vivendi, Vincent Bolloré. Celui-ci est parti à la conquête de l’entreprise ainsi que celle de sa petite cousine, Gameloft, afin de pouvoir intégrer dans ses tuyaux des contenus. Il possède actuellement plus de 11% du capital de cette entreprise, faisant de lui le premier actionnaire. Dans ses déclarations d’intention à l’AMF, il a précisé ne pas s’interdire de prendre le contrôle de l’entreprise, d’où une possible OPA en perspective sur la valeur.

A la quatrième place, une autre biotech, Innate Pharma (+65%) et ensuite une SSII qui a particulièrement bien mené sa barque ses derniers mois : Sopra-Steria (+62%), laquelle a profité de sa nouvelle taille (après le rapprochement avec Steria) pour engranger de plus amples contrats et partir à l’assaut de nouveaux pays. Juste derrière, un revenant qui n’en finit pas de renaître tel le phénix : Technicolor (ex Thomson) avec une progression de 60%. La reprise en main de l’entreprise est manifeste depuis trois ans (avec un gain boursier sur la période de 280%) et les investisseurs semblent en être convaincus.

En septième position, un habitué aussi des meilleures places de ces dernières années : Peugeot. Avec un progrès de 59,7%, le constructeur automobile dame encore le pion de bien de ses homologues cotés. Il figure d’ailleurs en première place du palmarès du CAC 40 juste devant….Renault (+54,3%) qui truste avec son concurrent les médailles d’or et d’argent de l’indice phare parisien. Une bonne nouvelle pour l’Etat qui a promis de revendre « rapidement » sa participation de 4,9% du capital de Renault acquise en avril dernier et qui ne le fera que dans de bonnes conditions de prix. Et surtout pour Renault et Nissan qui trépignent d’impatience de voir se réduire le poids de la manne publique. A plus de 93 euros, l’Etat peut sans encombre revendre ses titres.

Si l’on regarde donc le tableau des 10 plus fortes hausses du SBF 120, on a donc aussi bien des biotech, des sociétés de services informatiques, de jeux vidéo, des financières et des constructeurs automobiles. Une diversité bien plus marquée que les précédentes années. La preuve que l’ensemble des secteurs ont fait de gros efforts de productivité, d’économies de coûts et de développement à l’international. Imposant dorénavant aux investisseurs et gérants de portefeuilles des sélections au cas par cas.

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