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Sur les marchés
Les small cap françaises capables d'attirer les investisseurs américains ne sont pas légion
Selon les critères américains, une small cap digne de ce nom est valorisée, au minimum, 1 milliard d’euros en Bourse. En deçà, ils ne regardent même pas le dossier. En France, ce seuil n’est clairement pas une référence, les valeurs moyennes étant très majoritairement valorisées à un niveau inférieur. Si l’on regarde l’indice le plus représentatif de cette population, à savoir le CAC Small 90, on se rend compte en effet qu’au total, seulement 15 valeurs dépassent le milliard d’euros de capitalisation boursière. Cela étant, pour ceux qui souhaitent avoir accès à des entreprises un peu plus grosses, ils ne manquent pas d’opportunités, comme on peut le voir au sein de l’indice CAC MID 100 ou le MID&SMALL 190.
Si l’on regarde de près les 15 entreprises susceptibles d’attirer l’attention des investisseurs anglo-saxons, on se rend compte d’abord qu’elles sont positionnées sur des secteurs extrêmement variés (énergie, luxe, tourisme, distribution spécialisée, pharmacie, transports…) permettant aux amateurs de stock picking de faire leur miel, et surtout qu’elles affichent de très belles performances tant depuis le début de l’année que depuis un an ou deux. C’est le cas de Direct Energie (2,2 milliards d’euros de « capi ») avec une hausse de 40% depuis le début de l’année quand le CAC 40 ne progresse que de 5,5% sur la même période et l’indice CAC Small 90, de 15,8%, soit quand même la meilleure performance tous indices français confondus. Et que dire de Trigano (2,1 milliards de capi) en hausse de 50% toujours au regard du 1er janvier 2017, de FNAC-Darty (2 milliards de capi), +23% ou de Maison du Monde, introduite en Bourse en juin 2016 à 18 euros et qui a pris 64% en un an ? Derichebourg, le spécialiste du recyclage et de la gestion des déchets s’octroie, lui, 92% depuis le début de l’année (+200% sur un an), Interparfums, 32% (+80% sur un an), Coface 30%, Bonduelle 43% (+60% sur un an) ou Manitou 54%.
De quoi effectivement donner envie même s’il faut toujours se méfier de récentes fortes hausses. L’avantage qu’ont ces valeurs c’est toutefois de pouvoir entrer dans les radars des opérateurs internationaux aux poches profondes. Dans le cas de Maison du Monde, par exemple, Fidelity en possède près de 10%. Chez Interparfums, 10% des actions sont entre les mains d’actionnaires étrangers et près de 15% chez Coface. C’est d’ailleurs parce que Norbert Dentressangle faisait partie de ce club que l’Américain XPO s’est intéressé à lui et lui a fait une offre très généreuse valorisant l’entreprise 2,1 milliards d’euros, avec une prime de 32% par rapport aux plus hauts niveaux historiques du cours de Bourse.
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