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L’assurance-vie doit rester attractive pour le bien-être de l’économie
« L’assurance-vie participe massivement au financement des entreprises » et, 59% des encours des assureurs vie en 2016 ont été destinés aux entreprises. « Un record », a insisté Bernard Spitz, président de la Fédération Française de l’Assurance (FFA). L’assurance-vie reste le support d’épargne préféré des Français, et compte 54 millions de contrats regroupant 1.632 milliards d’euros d’encours, pour une durée moyenne de détention de 11 ans. Mais, c’est avant tout l’argent des Français et il faut tenir compte de leurs choix. La FFA et Ipsos ont donc mené une étude pour une mieux comprendre les motivations et les attentes des Français en la matière. Les raisons sont diverses, et s’articulent autour de la sécurité au sens large puis autour de dimensions cycliques. Tout d’abord, et les encours dans les fonds en euros le montrent largement, le rendement n’est pas la priorité des épargnants ou de la volonté des Français à épargner. Et ce, quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle. Ainsi, sur l’ensemble des sondés, ils sont 72% à préférer le zéro risque avec un rendement modéré. Cela montre « l’idée d’un monde anxiogène qui a besoin de stabilité », observe Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos.
Mais pourquoi souscrire une assurance-vie ? Les objectifs sont variés mais ils ont pour point commun : vouloir sécuriser l’avenir, celui des épargnants et celui de leurs proches, mais également faire face aux imprévus. C’est aussi bien un instrument qui permet de transmettre le patrimoine dans de bonnes conditions qu’un outil qui sera utile au cours de sa vie. Il y a donc un effet d’âge significatif. Ainsi, 55% des moins de 35 ans ont dans l’esprit de pouvoir aider ses proches, comme financer les études de leurs enfants. Entre 35 et 59 ans, ils sont plus enclins à épargner afin de préparer leurs retraites et pour les plus de 60 ans de faire face à la perte d’autonomie.
Ce qui pourrait les détourner de l’assurance-vie serait un fléchage de la loi. De même un changement de cadre fiscal pourrait faire bouger leurs placements vers d’autres produits. Ainsi, ils sont 66% à estimer que l’impact sur leur épargne serait négatif si la fiscalité devenait moins avantageuse, en particulier chez les cadres et les revenus les plus élevés. Stéphane Dedeyan, directeur général délégué de Generali France et président de la commission des assurances de personnes de la FFA, s’est dit « surpris par l’élasticité des réponses selon les variations des indicateurs » et met en garde contre toute réforme en ce sens. Il a ainsi souligné que cela inciterait à une baisse ou un retrait de l’épargne de l’assurance vie au profit de produits plus liquides comme les livret A, LDD ou PEL, et dans l’immobilier. « Mais l’immobilier ne finance pas l’économie » a-t-il rappelé. A l’inverse, un avantage fiscal supplémentaire au-delà d’une durée de détention de 12 ans, retiendrait au moins 42% des épargnants et même 24% d’entre eux seraient prêts à augmenter leur épargne sur leur contrat d’assurance-vie. Ce sondage montre donc que les français pourraient largement être impactés dans leurs choix d’épargne si le cadre fiscal bougeait négativement. Un bon moyen pour la FFA de rappeler que l’assurance vie est l’un des meilleurs piliers pour le financement de l’économie et donc pour les finances de l’Etat.
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