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Lazard dopée par la reprise des fusions-acquisitions

Le chiffre d'affaires et les profits de la banque rebondissent au quatrième trimestre grâce à la bonne tenue du M&A qui devrait se poursuivre en 2013.
Après la pluie, le beau temps. Il y a un an, Lazard affichait un bénéfice, hors éléments exceptionnels, de 1,4 million de dollars (un cent par action) pour le quatrième trimestre 2011. Fin 2012, ce profit anémique s'est transformé en un vigoureux 81,6 millions de dollars (61 cents par titre). Cette performance s'explique d'abord par la reprise des activités de conseil financier, dopées par les fusions acquisitions. Leur hausse de 6% sur l'année est principalement due au progrès de 19% du quatrième trimestre boosté par l'envolée de 40% des recettes de M&A. Les grands clients américains (Microsoft, Anheuser Busch, Hertz) mais aussi français (Carrefour, ANF, L'Oréal, Caisse des dépôts) ont contribué à cette embellie. Lazard réalise ainsi son meilleur trimestre dans le conseil depuis l'automne 2008. Et selon son président Kenneth Jacobs, si le M&A n'a pas encore retrouvé le niveau d'avant crise de 2007, "on en est pas loin". La fin des incertitudes liées aux élections américaines et au "fiscal cliff" laisse entrevoir une poursuite de la reprise en 2013 sur fond d'amélioration de la confiance des chefs d'entreprise dans une conjoncture portée par des taux d'intérêts bas et du cash abondant. Parallèlement, la banque franco-américaine profite de la bonne conjoncture boursière qui a permis à la gestion d'actifs (47% de l'activité) de maintenir ses revenus sur l'année grâce à un bond de 20% au dernier trimestre. Mais Lazard engrange aussi les résultats de sa politique de rigueur. Les rémunérations ont représenté 59,4% des recettes annuelles contre 62% en 2011. Au quatrième trimestre la proportion était de 60% contre 72% un an auparavant. Les dépenses de gestion ont aussi été contenues à 20% contre 23% fin 2011. La banque qui a lancé un plan devant conduire à économiser 125 millions de dollars par an est donc en bonne voie pour atteindre son objectif de marge opérationnelle de 25% en 2014, selon son directeur financier Matthieu Bucaille. Un optimisme partagé par les investisseurs qui ont fait progresser le cours de Lazard de 41% en un an dont 20% depuis le 1er janvier.
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