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Société Générale, elle aussi à la peine

La banque au logo rouge et noir a pâti d'un contexte de faible volatilité et de taux bas. Elle a dû également remettre au pot pour accroître la provision pour litiges. Son titre évolue dorénavant dans le rouge depuis le début de l'année.
Frédéric Oudéa - Société Générale
Frédéric Oudéa - Société Générale

De la même manière que son homologue BNP Paribas, Société Générale a vu le troisième trimestre de son exercice 2017 pénalisé par les activités de marché. Avec la même sanction de la Bourse, l’action cédant actuellement un peu plus de 3%. Le PNB des métiers s’inscrit ainsi en baisse de 5,9% à 5,9 milliards, compte tenu d’un recul des revenus de la Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs (-14,7%), dans un environnement de volatilité historiquement bas, et de la Banque de détail en France (-6,6%) dans un contexte de taux tout aussi bas. A l’inverse, la banque de détail à l’international a bien performé (+5,2%). Du coup, les résultats sont également impactés par cette conjoncture : la banque fait état d'une baisse de 15,2% de son bénéfice net part du groupe au troisième trimestre, à 932 millions d'euros, tandis que son résultat d'exploitation recule de 8,4%, intégrant notamment une hausse du coût du risque de la banque à 512 millions d'euros. Quant au BNPA, il revient à 3,12 euros pour les 9 mois de 2017 contre 4,19 euros un an plus tôt.

Après avoir profité d’une reprise de l’environnement financier l’an passé, la banque subit donc de plein fouet le contre-coup de ce qui a toujours fait sa différence par rapport à ses concurrents français : le poids de ses activités de marché. Et ce, alors que l’établissement dirigé par Frédéric Oudéa est également confronté à plusieurs dossiers litigieux. D’où la nouvelle provision de 300 millions d’euros pour litiges (portant à 2,2 milliards l’enveloppe totale y étant dédiée).

Un contexte pour le moins inconfortable alors que les nuages assombrissant l’avenir de la banque ne s’estompent pas vraiment, au contraire. Les taux ne devraient, en effet, pas remonter de sitôt, ou en tout cas pas de façon spectaculaire à court terme. En parallèle, les nouvelles attentes de la clientèle en matière de digital devraient finir de remettre en question le modèle actuel et les coûts induits par les très (trop) nombreuses agences. Problèmes que doit, certes, résoudre l’ensemble de la profession mondiale. Du coup, les analystes ne sont plus très tendres avec les principaux acteurs du secteur après les avoir largement privilégiés l’an passé. Comme en témoigne la performance boursière de Société Générale, en repli de 1,5% depuis le début de l’année et en hausse de 27% sur un an (+19% sur 3 ans). BNP Paribas gagne quand même encore plus de 9% depuis le début de l’année (+28% sur un an et +33% sur 3 ans). Mais ces scores sont en net retrait par rapport à l’an passé à la même période.

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