Macro-économie / Taux / Devises / Macro-économie
Macro-économie / Taux
Devises / Macro-économie
L'euro/dollar pourrait se stabiliser à court terme
Après avoir atteint un plus bas lundi à 1,12 dollar, l’euro est légèrement remonté et pourrait entrer dans une courte phase de stabilisation, selon les analystes. Car l’ensemble des nouvelles attendues par les investisseurs au sujet de la zone euro est désormais « tombé » et notamment l’annonce d’un programme de rachat de titres par la BCE. « Les marchés achètent la rumeur et vendent la nouvelle », explique ainsi Nicolas Chéron, analyste chez FXCM.
La baisse de l’euro/dollar s’est d’ailleurs accélérée jusqu'à l’annonce de Draghi jeudi dernier, passant de 1,25 mi décembre à 1,13 le 22, jour de l’annonce ; le taux de change n'a que légèrement baissé après la conférence de presse pour atteindre un point bas à 1,12 donc le 26 janvier. « A court terme, le pire est passé et l'euro/dollar pourrait remonter vers 1,15 », poursuit le cambiste, soit une consolidation de 3% à 5%. D’autant que, côté américain, les anticipations de hausse de taux par la Fed ont été repoussées au quatrième trimestre de cette année, alors que les investisseurs avaient initialement prévu une première remontée pour la mi-2015. Il pourrait donc y avoir des prises de bénéfices à court terme.
A moyen long terme cependant, la tendance reste baissière pour l’euro/dollar selon le consensus. Ainsi pour Deutsche Bank Asset & Wealth Management, il devrait atteindre 1,10 voire 1,05 d’ici la fin de l’année en raison de la divergence grandissante de politique monétaire entre les deux zones. Selon Nicolas Chéron cependant, l’euro/dollar a plus de chance d’aller vers les 1,20 d’ici fin 2015 que d’atteindre la parité. Et de citer notamment une reprise plus forte que prévu en zone euro, en raison de la baisse du pétrole qui pourrait avoir un impact encore plus positif qu’anticipé sur la consommation. Une croissance plus faible que prévu aux Etats-Unis pourrait aussi impacter la décision de la Fed sur ses taux directeurs, ce qui affecterait également le taux de change euro/dollar à la hausse. Mais les derniers indicateurs macros américains laissent tout de même penser que le pays poursuivra sur sa bonne lancée cette année, ce qui plaide en faveur de l’appréciation du billet vert.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

