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Régulation / Concurrence / Banque-assurance / Régulation / Politique européenne

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Où en sont les banques de la zone euro qui ont échoué aux stress-tests ?

Deux rapports provisoires pointent le manque de transparence et les possibles échecs des actions mises en place par les établissements pour combler leurs carences en capital.
BCE - siège - euros
BCE - siège - euros

Où en sont les banques de la zone euro qui ont échoué aux stress-tests ? C’est la question à laquelle ont tenté de répondre deux rapports intermédiaires dont les résultats ont été synthétisés et publiés aujourd’hui par le Parlement européen, qui auditionnera ce mardi Danièle Nouy, présidente du conseil de supervision, le régulateur bancaire du Vieux Continent. Les documents pointent le manque de transparence et les possibles échecs des actions mises en place par les établissements pour combler leurs carences en capital. Presque cinq mois après sa mise en place, le mécanisme de supervision unique (SSM) a encore des défis à relever.

Pour mémoire, le 26 octobre 2014, la Banque centrale européenne a dévoilé les résultats de son évaluation globale des banques. Sur les 130 établissements ayant participé à l’exercice, 25 ont échoué aux stress-tests. Parmi les banques recalées : neuf italiennes, trois grecques, trois chypriotes, dont les besoins en fonds propres ont été évalués à quelque 25 milliards d'euros. Si le Parlement européen n’a pas communiqué sur le Rapport annuel de l'institution de Francfort, sous embargo jusqu’à 15H aujourd’hui, il a dévoilé les principales avancées et priorités du gendarme unique.

Les banques qui n’ont pas réussi leurs tests de résistance avaient deux semaines pour présenter à la BCE un plan de recapitalisation et entre six et neuf mois pour le mener à bien. Le laps de temps n’étant pas complètement écoulé, les résumés présentés ce mardi restent ceux de rapports intermédiaires. Selon leurs bilans d’étape : neuf banques n’ont pas indiqué si les plans potentiellement requis ont été approuvés par la Banque centrale et dix firmes n’ont pas révélé si elles avaient achevé ou non leur mise en place. « Ce manque de transparence peut potentiellement entamer la confiance dans les banques européennes concernées. La publication d’informations pertinentes par la BCE pourrait renforcer la confiance des marchés et des consommateurs dans les banques », explique le texte.

Plus encore, les auteurs s’interrogent sur l’efficience du travail effectué jusqu’ici. « Nos résultats préliminaires suggèrent que les actions qui ont été prises jusqu’ici par les banques qui ont échoué aux stress-tests en 2014 n’auraient peut-être pas été fructueuses. Les prix des titres et les ratios market-to-book ont continué de décliner et ces banques sont exposées à un risque systémique plus important de par les résultats qui ont été dévoilés et par rapport aux banques qui ont réussi les tests », écrit Sascha Steffen, l’un des deux auteurs. Dans le détail, Banca Popolare di Milano ou encore Banca Popolare di Vicenza n’ont communiqué ni sur l’approbation de leur plan par la BCE, ni sur l’avancée de leur mise en œuvre. Autre exemple : Banca Monte dei Paschi di Siena ne s’est pas confiée sur l’état de mise en place de sa feuille de route.

En outre, Danièle Nouy a fait le point, notamment dans un discours prononcé le 17 mars à Francfort, sur les défis qui lui restait à relever. Elle a évoqué le manque d’harmonisation réglementaire entre les pays, qui rend plus difficile une supervision cohérente et l’égalité entre les établissements. Le SSM doit également contribuer au renforcement des interactions entre les 4 000 superviseurs, qu’ils soient basés à la BCE ou chez les autorités nationales compétentes. Enfin, le Parlement a fait le point sur l’exposition des banques aux dettes souveraines domestiques. Les firmes françaises détiennent ainsi chacune en moyenne 3,2% de la dette hexagonale, quand ce chiffre est de 2,3% pour le Royaume-Uni et de 11,3% en Italie (chiffres au 31 décembre 2013).

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