WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

La martingale de Casino

Le groupe de distribution, détenu et dirigé par Jean-Charles Naouri, a connu une très belle croissance des ventes l'an passé, grâce à l'international et à une amélioration de sa rentabilité.
Toujours aussi discret, toujours aussi secret, Jean-Charles Naouri est à la fois une sorte de magicien de la finance et un joueur, à l'affût des meilleures opérations de croissance externe. Cette alchimie complexe, qui en fait l'un des patrons les plus mystérieux du CAC 40, en fait aussi l'un des plus "successful". Comme en témoignent les résultats publiés par Casino au titre de l'exercice 2012. Qu'on en juge : le chiffre d'affaires consolidé de Casino a progressé de 22,1 %, grâce à une hausse de plus de 50 % à l'international. Même s'il faut bien faire la part des choses entre l'impact de la croissance externe et la croissance organique, qui s'établit à 3,5 %. Quant au résultat opérationnel courant, il affiche une hausse de 29,3 % (et de 3 % sur le plan organique). In fine, le résultat net part du groupe grimpe de 87 % à 1,06 milliard d'euros. Tout cela avec une dette qui n'augmente que très peu et qui devient plus supportable, rapportée au résultat opérationnel. Tous ces bons chiffres ne sont pas dus au hasard, même si le groupe en question s'appelle Casino. Dans un secteur où certains, comme Carrefour, rencontrent de vraies difficultés de transformation et de croissance, Jean-Charles Naouri semble bien avoir trouvé la martingale. D'abord, en ayant anticipé depuis longtemps le recul des hypers et le renouveau de la distribution en supérettes. Ensuite, en poussant les feux à l'international avec la prise de contrôle du brésilien GPA et le développement spectaculaire du groupe Exito, présent en Colombie et en Uruguay. Mais aussi en Asie, où la croissance organique des ventes s'établit à près de 11 %. Et puis en mettant la main sur cette pépite qu'est Monoprix. Pour l'heure, il n'y a pas d'impact dans les comptes, dans la mesure où Casino n'a pas encore reçu la notification de l'autorité de la concurrence. Mais une fois que la transaction sera effective, le potentiel dans les comptes de Casino sera important, compte tenu de la très forte marge de cette enseigne (6,1 %). Tout cela augure bien des perspectives du groupe pour 2013. Un groupe de moins en moins sensible à la consommation française, puisque désormais les deux tiers de son résultat opérationnel courant dépendent de ses activités internationales.
Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article