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Presse allemande : "la semaine de la vérité"

D'ici le milieu de semaine, les directions de l'Union et du SPD devraient trouver un accord pour la mise en place d'une grande coalition gouvernementale. Il ne restera plus qu'aux bases à valider l'accord...44% des membres du SPD rejetteraient la grande coalition.
"C'est la semaine de la vérité pour l'Union et le SPD", prévient le Spiegel. "Ce mercredi, un contrat de coalition doit être mis en place, mais les points de tension comme le salaire minimum, les retraites et le péage routier ne sont pas résolus. Et puis ensuite, un non de la base imprévisible du SPD menace encore et toujours", synthétise le site de l'hebdomadaire, au début d'une semaine qui promet d'être mouvementée. Mais dans un premier temps, l'inconnue, c'est l'issue de la négociation. Mardi à 18h, 75 représentants de la CDU/CSU et du SPD vont se retrouver pour les ultimes échanges. "Maintenant, ce sont les chefs qui entrent en jeu", prévient Die Zeit. Résultat attendu mercredi au petit matin. Interrogé par le Bild, Thomas Oppermann, parlementaire SPD, affirme : "je crois que les négociations vont se finir par un succès". Dès vendredi, les votes dans les fractions locales, avec les militants, doivent débuter. Les résultats sont attendus pour le 14 décembre. Selon un sondage YouGov pour le Bild, 44% des électeurs du SPD rejettent une grande coalition. Au sein de la CDU/CSU, ils sont 33%. Die Welt rapporte que le conseil économique de la CDU réclame un soutien de 75% du SPD à la grande coalition, avant de voter lui même le texte. Dans le cas d'un échec de l'accord, les deux autres options évoquées par le Bild sont une coalition rouge-vert-rouge (SPD/Die Linke/Die Grüne) ou une coalition noir-vert (CDU/CSU/Die Grüne). Si aucune de ces solutions n'aboutit, il y aura alors de nouvelles élections. Pour le moment, le Frankfurter Allgemeine Zeitung prévient : "la seule chose de sûr, c'est l'incertitude". Mais les conséquences des longues négociations se font déjà sentir. Le Sueddeutsche Zeitung s'intéresse aux options de coalition, évoquant "un équilibre de la terreur". "Le ras-le-bol autour d'une éventuelle grande coalition à Berlin développe des forces centrifuges considérables, avant même qu'elle ne soit créée. Le SPD s'ouvre, avec le rouge-vert-rouge (SPD, Die Grüne, Die Linke, ndlr) une nouvelle option pour le futur et la CDU regarde enthousiaste vers une coalition noir-vert (Union, Die Grüne) dans la Hesse." "Epargner est puni", prévient par ailleurs le FAZ. "Bientôt les épargnants pourraient avoir à payer s'ils apportent leur argent à la banque. Un taux de dépôt négatif pour les banques à la BCE pourrait amener aux clients des taux d'épargne négatifs dans le futur", se plaint le quotidien. Cible des critiques de la presse allemande : Mario Draghi, qui, selon le Handelsblatt, a de nouveau défendu sa politique des faibles taux d'intérêt la semaine dernière, à Francfort.
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