WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

La crise, le vieux et le neuf

Offrant une bonne visibilité et une excellente rentabilité grâce à sa transformation, Arkema redonne du lustre à l'industrie lourde.
Les métiers les moins glamours ne sont pas forcément les moins intéressants pour les investisseurs. Dernier des mohicans de la chimie française, Arkema vient ainsi de présenter d'excellentes perspectives lui donnant une bonne visibilité sur huit ans, à l'occasion de sa journée investisseurs. L'ancienne filiale de Total, naguère accompagnée par Groupe Bruxelles Lambert peut ainsi voler de ses propres ailes sans complexes. Alors que son chiffre d'affaires sera de l'ordre de 6,5 milliards d'euros cette année avec un résultat opérationnel d'un milliard, Arkema table sur des ventes de 8 milliards en 2016 et 10 milliards en 2020. Et la rentabilité opérationnelle se tiendra extrêmement bien sur le cycle avec une marge 16% en 2016 et 17% en 2020, presque équivalente aux 17,5% atteints en haut de cycle en 2011. Pour parvenir à ces exploits, la société dirigée par Thierry Le Hénaff profitera du travail de restructuration entrepris ces dernières années avec la sortie des activités vinyliques et le recentrage sur les matériaux de haute performance, les spécialités et les solutions de revêtement. Une transformation d'autant plus réussie qu'elle s'est accompagnée d'un fort développement dans les pays en croissance comme la Chine qui sera poursuivi pour doper la progression organique par une croissance externe ciblée. La stratégie et les succès d'Arkéma rappellent ainsi ceux de Rhodia. Mais le français marié désormais au belge Solvay, qui vient de faire son entrée dans le gotha du CAC 40 se paye aujourd'hui 11,9 fois les profits attendus en 2012 et 10,4 fois les prévisions de l'an prochain. Avec des PER de 9,9 pour 2012 et 9,4 pour 2013 et sa longue visibilité, Arkema apparaît donc particulièrement attrayant. D'autant que le groupe offrira un excellent retour à ses actionnaires puisqu'il compte distribuer au moins 30% de son bénéfice courant. Autant d'atouts qui pourraient susciter des convoitises puisque son capital est totalement ouvert depuis le retrait de Total et de GBL.
Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article