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La "Google dépendance", force ou faiblesse pour les sites marchands ?

L'agence My Media Group vient de publier un baromètre détaillant la dépendance plus ou moins forte au moteur de recherche des 100 plus importants sites marchands. Parmi les meilleurs élèves (c'est-à-dire les plus indépendants) Lidl ou Blablacar, et la plupart des grandes banques. Parmi les plus dépendants, Doctissimo, Aufeminin.com ou Marmiton.org. Explications.
Google - illustration
Google - illustration

La puissance de feu de Google n’est plus à démontrer. Les sites marchands et au-delà, tous ceux des groupes industriels, de services ou de presse, ont bien compris à quel point leur dynamisme commercial était intimement lié à leur visibilité dans les moteurs de recherche. Au premier rang desquels Google qui truste 94% du marché des requêtes en France (contre seulement 2% pour Bing et Yahoo, 1% Orange et Ask).

C’est justement dans l’optique de savoir à quel point les 100 premiers sites français recensés par Médiamétrie/Netratings étaient dépendants de Google que l’agence média indépendante My Media Group a eu l’idée d’établir un baromètre basé sur une analyse représentative des flux sur le web, le « search dependance index », associant des données quantitatives (liées au trafic) et qualitatives (pondérées par le poids de la marque). Ce baromètre s’étire de 0 à 100, la note la plus proche de zéro indiquant la plus forte indépendance vis-à-vis de Google et la note la plus élevée, une forte dépendance au moteur de recherche américain. « Ce qui en soi est assez dangereux, dans la mesure où le moteur de recherche change très souvent et de façon assez obscure les règles du jeu pour figurer en bonne place, sans parler de l’inflation des coûts des mots clés », lance François Lienart, directeur des études de My Media Group. De fait, les statistiques sont assez claires : 95% des clics se font sur la première page, 45% sur les trois premiers liens.

Alors parmi les bons élèves, à savoir ceux se rapprochant le plus de zéro (pour une moyenne globale de 34), on trouve en pole position Lidl et Blablacar avec un score de 1, labanquepostale.fr, aliexpress.com, leboncoin.fr avec 2, societegenerale.fr, showroomprive.com, creditmutuel.fr et caisse-epargne.fr avec 3. De l’autre côté de la barrière, c’est-à-dire du côté des « Google dépendants », on trouve des marques pourtant connues mais dont l’accès provient de requêtes diverses. D’où les scores très élevés de sites tels que doctissimo.fr (84), journaldesfemmes.com (81), marmiton.org (70), journaldunet.com (68), tripadvisor.fr (66) ou aufeminin.com (66).

Par secteur, celui des banques apparaît comme le meilleur élève avec un score global de 7. En fait, il est relativement logique que ces établissements arrivent en tête puisqu’avec l’essor d’Internet pour les opérations courantes de la plupart des clients de grandes banques, ceux-ci tapent directement l’adresse internet de leur établissement. A noter la moins bonne performance contre-intuitive de Boursorama (14). Score que les dirigeants de My Media Group expliquent par le fait que le site est également très utilisé pour les informations financières qu’il diffuse.

Alors que faire lorsque l’on est « Google dépendant » ? « Consolider et améliorer son référencement naturel (par opposition à celui payant) et surtout travailler d’autres canaux, comme celui de la télé, et la puissance de la marque», assure François Lienart. Un travail manifestement de longue haleine, mais qui s’avère de plus en plus indispensable à l’heure où les moteurs de recherche semblent devenir le meilleur ami des consommateurs.


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