Régulation / Concurrence / Régulation / Banque-assurance
Régulation / Concurrence
Régulation / Banque-assurance
Plusieurs banques soupçonnées de manipulations de cours sur les métaux précieux
Des banques encore une fois pointées du doigt par la justice américaine. Cette fois, c’est le juge fédéral de Manhattan, Valérie Caproni, qui a rejeté les demandes de non lieu formulées par HSBC et Bank of Nova Scotia (ScotiaBank) dans une affaire de manipulation des cours et d’exploitation des distorsions du marché de l’argent (le métal). Cela permet donc aux investisseurs, ayant déjà déposé plainte de continuer leur procédure contre ces deux acteurs. Il en est de même dans une décision parallèle mais portant sur des manipulations sur le marché de l’or cette fois ci. Dans cette deuxième décision, la même juge a approuvé les poursuites engagées par les investisseurs contre ScotiaBank, HSBC, Barclays et Société Générale. Dans les deux cas, la juge a rejeté les accusations contre UBS, considérant que la banque n’avait pas participé à la manipulation des cours alors que Deutsche Bank avait déjà transigé sur ces deux sujets en avril dernier. Les investisseurs disposent de 14 jours pour compléter leur plainte, même contre UBS.
Dans l’affaire du marché du métal argenté, qui représente près de 30 milliards de dollars par an, les banques sont soupçonnées d’avoir truqué les prix via des réunions quotidiennes tenues secrètes et dénommés « Silver Fix ». Les plaignants soulèvent que la machination a démarré en 1999 et que les banques, y compris UBS, ont trouvé le moyen de profiter de distorsions de marché leur permettant de bénéficier de rendements pouvant atteindre 100% par an. Dans sa décision, le juge considère que les investisseurs ont suffisamment « mais à peine » démontré que Deutsche Bank, HSBC et ScotiaBank avaient violé les lois antitrust en conspirant opportunément pour faire baisser le cours de l’argent de janvier 2007 à décembre 2013.
Dans l’affaire de manipulation sur le marché de l’or, dont le seul marché des dérivés liés à l’or représente 650 milliards de dollars, les banques poursuivies sont soupçonnées d’avoir conspiré pour manipuler le cours du métal, des marchés à terme et options sur l’or tout autant que sur les dérivés liés à l’or via deux meeting quotidiens permettant de mettre en place le « London Gold Fixing ». Les faits remonteraient cette fois de 2004 à 2013. Les investisseurs arguent du fait que cette entente laissait aux banques la possibilité de supprimer certains prix et de réduire les risques aux frais des investisseurs.
Même si les banques finissent par transiger dans ces différentes affaires, c'est encore une fois l'image des banques qui est écornée. Et parmi elles, on retrouve une fois encore les « usual supect », comme Deutsche Bank, UBS ou Barclays déjà poursuivies dans d’autres affaires de manipulation du Libor. Quant à Société Générale, elle avait aussi été pointée du doigt dans ce type d’affaire. Elle avait fini par payer une amende de 227 millions d’euros à la Commission européenne dans l’affaire de manipulation de l'Euribor.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

