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Sur les marchés
Marchés : le match Etats-Unis-Europe au coeur des interrogations
Le mois de janvier s'est révélé morose à la Bourse de Paris après un magnifique rallye en fin d'année dernière. La machine se serait-elle cassée ? Les investisseurs prendraient-ils en compte des éléments qu'ils ne voulaient pas voir fin 2016 ? Les grands équilibres macro-économiques auraient-il changé depuis ? La Financière de l'Echiquier, par la voix de Marc Craquelin, patron de la gestion d'actifs, a une petite idée sur la question. Si 2016 a clairement été l'année de la rotation sectorielle caractérisée par un regain d'intérêt sur les valeurs dites "value", 2017 est plus difficile à anticiper. Même si les mêmes causes pourraient bien provoquer les mêmes effets. Parmi les éléments susceptibles de se répéter : la suprématie des Etats-Unis sur les marchés européens, même si ces derniers pourraient reprendre du poil de la bête ces prochains mois.
Il faut dire que depuis l'arrivée du tonitruant Donald Trump à la tête des Etats-Unis et ses possibles réformes fiscales pour les entreprises, les financiers ont fait leurs calculs. Selon ceux de Marc Craquelin, les sociétés américaines pourraient voir leurs bénéfices par action (BPA) croître de 12% cette année quand les précédentes prévisions ne dépassaient pas 2%. De même un lent mais régulier redressement des taux issu d'une remontée de l'inflation, des salaires et des prix des matières premières devrait-il aussi profiter au pays de l'Oncle Sam. Et ce, même si la courbe des price earning ratios (PER) ajustés du cycle donne une très nette avance aux US (ils atteignent dorénavant 27 sur la base des anticipations de résultats 2017 contre 14 pour la zone euro). "Il est rare, de toute façon, que l'Europe batte les Etats-Unis. Cela peut arriver mais les éléments actuels ne militent pas pour une telle performance", note Marc Craquelin.
Pour autant, l'Europe devrait, elle aussi, profiter d'un contexte favorable. Avec tout d'abord de meilleurs chiffres au niveau de l'emploi et de la consommation. Une remontée des taux d'intérêt liée aussi au redressement de l'inflation et des prix des matières premières, une amélioration des BPA, le tout couronné par un retour des flux acheteurs après un forte décollecte sur les fonds européens en 2016. "Dans ce contexte, il va falloir savoir se montrer contrariant. La forte convergence connue en fin d'année dernière entre les valeurs value et de croissance va rendre les choix plus difficiles. Mais les opportunité demeurent bel et bien. Il faudra trouver les bons points d'entrée sur les valeurs de croissance et se montrer très sélectif sur les values", ajoute le responsable de la Financière de l'Echiquier. Parmi ses thèmes et valeurs préférées : Swatch, Volkswagen, Legrand, Alstom, Ryanair, Publicis ou encore Facebook.
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