L'Air Liquide au rendez-vous
En dépit d'un léger ralentissement de l'activité au cours du quatrième trimestre, L'Air Liquide enregistre des résultats satisfaisants et confirme tous ses objectifs de croissance d'ici à 2015 !
C'est bien connu : la plus belle fille au monde ne peut donner que ce qu'elle a ! L'une des plus belles sociétés françaises, l'Air Liquide, vient de donner au marché à la fois des comptes 2011 plus que satisfaisants et des perspectives plus que rassurantes. De surcroît, le groupe dirigé par Benoit Potier va distribuer à ses actionnaires un dividende en hausse de 6,4 % et une action gratuite pour dix existantes. Que lui faudrait-il promettre de plus pour s'octroyer les faveurs du marché ?
C'est vrai, L'Air Liquide a connu, au cours des trois derniers mois de 2011, un ralentissement de la croissance assez sensible dans des secteurs comme l'électronique ou la sidérurgie. C'est vrai, le groupe, par son caractère mondial, est impacté par une demande d'acier plus faible, par les conséquences du Printemps arabe, ou par les problèmes qui ont affecté l'industrie japonaise de l'électronique.
Mais s'en tenir là serait un peu court. D'abord parce que L'Air Liquide réalise désormais 21% des ventes de son activité gaz et services dans les pays émergents (où la croissance moyenne a été de 20 % en 2011). C'est-à-dire que, quoi qu'il arrive, le groupe est assuré en début d'année, grâce à des pays comme la Russie, la Chine, l'Inde, l'Arabie ou le Brésil, d'enregistrer une croissance de son chiffre d'affaires d'au moins 3 à 4 %. Ensuite, parce que L'Air Liquide est toujours positionné sur des secteurs à forte croissance comme la santé à domicilie, le photovoltaïque et les projets d'ingénierie. Enfin, parce que ce n'est pas parce que l'on s'appelle L'Air Liquide et que l'on est considéré comme "l'une des plus belles filles" de la bourse que l'on ne doit pas maîtriser son cash aussi bien qu'une PME. D'où un plan d'efficacité qui porte sur 200 millions d'euros par an.
Tout cela autorise les dirigeants à confirmer leurs objectifs pour 2015 : à savoir une croissance moyenne des ventes de 8 à 10 % par an, une rentabilité des capitaux employés comprise entre 12 et 13 % et toujours une très forte responsabilité sociétale et environnementale. De quoi maintenir le rythme de progression des résultats et ce "track record" actionnarial inimitable qui se traduit par un taux de rendement annualisé de 11,5 % au cours des 20 dernières années (contre 6,1 % pour l'ensemble du CAC 40). Autant dire que les investisseurs auraient bien tort de faire la fine bouche.
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17/09/2021 - 10:31

