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Macro-économie / Taux / Equity - IPO / Sur les marchés

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Equity - IPO / Sur les marchés

Le marché des IPO, toujours en berne en France

Les spécialistes du secteur avaient prédit un début d'année en fanfare: à l'approche du mois de mars, pas une seule opération n'a été menée jusquà son terme. En cause, les soubresauts connus à Wall Street et la tentative avortée de Novares. Mais aussi une moindre appétence, d'une manière générale, des investisseurs à ce stade de la vie des titres cotés. 
IPO pièces
IPO pièces

A entendre les spécialistes du secteur, 2018 devait, normalement, débuter sur les chapeaux de roues tant les projets d’introductions en Bourses étaient nombreux. On est presque en mars et force est de constater qu’il n’y a pas encore eu une seule opération de ce genre à la Bourse de Paris. Certes, deux événements ont, très certainement, contribué à cette frilosité. D’abord le soubresaut connu à Wall Street il y a trois semaines et ses conséquences déstabilisatrices sur l’ensemble des places mondiales. Ensuite, la tentative avortée de Novares qui, subissant de plein fouet la subite inquiétude des investisseurs, a dû renoncer à lever environ 300 millions d’euros.

Du coup, on n’entend plus parler d’aucun projet d’IPO et l’on se demande bien quel sera le profil de celui qui entamera le bal. S’agira-t-il d’une PME soucieuse de lever entre 30 et 50 millions, somme relativement facile à trouver si l’entreprise réussit à raconter une histoire attractive ? Ou plutôt d’une grosse opération impliquant de grandes banques conseil passées maîtres dans l’art d’attirer les capitaux ?

En Allemagne, les professionnels des marchés primaires ont tranché : ils annoncent la prochaine introduction de DWS, la filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank. La banque a prévu de coter 25% de sa division pour environ 1,5 à 2 milliards d’euros. L’opération devrait avoir lieu à la mi-mars. DWS emploie 3.800 personnes et gérait 700 milliards d'euros d'actifs à la fin 2017. Son bénéfice imposable ajusté a augmenté de 5% l'année dernière, à 747 millions d'euros. L’occasion pour Deutsche Bank de récupérer du cash et de se doter d’une structure susceptible de faire appel au marché pour financer ses projets de développement. Chemin qu’a choisi de suivre, il y a deux ans, Amundi et qui lui réussit plutôt bien.

Reste le problème d’un marché des IPO françaises toujours en carafe. L’an passé, le nombre d’opérations de ce type s’est inscrit en retrait par rapport au précédent palmarès. A l’opposé, le nombre de retraits s’est révélé beaucoup plus important. Soit une très mauvaise nouvelle pour la Bourse de Paris qui, au fil des ans, s’appauvrit de plus en plus en termes de contributeurs. Heureusement pour elle, les sociétés cotées connaissant actuellement de très belles performances financières et boursières, permettant d’afficher de magnifiques statistiques tant au niveau du cumul de leurs résultats que de leur valorisation. Mais la force de la place parisienne par rapport à nombre de ses homologues a toujours été la richesse de son panel et des profils inscrits en Bourse. Il ne faudrait donc pas qu’elle finisse par ne plus conserver qu’une poignée de très grosses entreprises, certes performantes, mais pas forcément représentatives de l’écosystème national.

Si ce segment des IPO semble se tarir, c’est aussi parce que les investisseurs depuis quelques années ne privilégient plus les acquisitions de titres à ce stade de leur vie. S’il y a eu une époque bénie pour les introductions en Bourse, période où tous les intervenants boursiers se précipitaient à ce guichet quitte à voir leur demande réduite, il n’en va plus de même aujourd’hui. Non pas tant parce que les entreprises proposées sont de moins bonne qualité mais bien plutôt parce qu’ils préfèrent être à l’achat plus tard, lorsque la valeur a déjà fait ses preuves en Bourse et qu’il a été vérifié qu’elles n’ont pas été mises en vente trop cher. Ils se méfient ainsi tout particulièrement de sorties de LBO où les fonds se montrent parfois un peu trop gourmands.

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