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BNP Paribas, toujours la banque la plus active sur la dette française
Quelles ont été les banques les plus actives sur la dette française en 2015 ? L’Agence France Trésor a dévoilé aujourd’hui le classement des spécialistes en valeurs du Trésor (SVT). Et ce sont trois établissements hexagonaux -BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole- qui arrivent en tête du top général. Ils sont suivis de Barclays (4ème), JP Morgan et HSBC (5ème ex).
Pour classer l'ensemble des 19 SVT actifs en 2015, 100 points ont été attribués, avec une pondération de 40 pour la participation aux adjudications, 30 pour la présence sur le marché secondaire et 30 pour les aspects qualitatifs. A noter que le vivier de banques a été toutefois réduit à 18 depuis le 1er janvier 2016, puisque Crédit Suisse a décidé de cesser ses activités de SVT dans plusieurs pays dont la France. En tout 11 européennes sont sur le front actuellement, contre six nord-américaines et une japonaise.
BNP Paribas fait un quasi carton plein puisqu’elle est leader à la fois sur le marché primaire (devant Morgan Stanley et Crédit Agricole) et sur le marché secondaire (devant Société Générale et JP Morgan). En revanche, c’est Société Générale qui arrive en tête en termes de qualité des services, selon ce classement établi depuis 1999.
Quel est la taille de l’ouvrage qui attend cette année les financières ? Selon le programme indicatif, arrêté par Michel Sapin, ministres des Finances, et publié en décembre, le besoin de financement de l’État s’établit à 198,5 milliards d’euros en 2016. Dans le détail, il doit financer un déficit budgétaire prévisionnel de 72,3 milliards d’euros, assurer le remboursement de 125 milliards d’euros de dette à moyen et long terme venant à échéance (compte tenu de 28,2 milliard de rachats, en 2014 et 2015, de titres arrivant à échéance en 2016) ainsi que d’autres besoins de trésorerie pour 1,2 milliard. Toujours selon le document, ce besoin sera couvert par des émissions à moyen et long terme (OAT) pour 187 milliards d’euros nettes de rachats, ainsi que par 2 milliards de produit de cessions de participation consacré au désendettement, par 9,5 milliards d’autres ressources. L’encours de dette à court terme (BTF) sera, lui, stable.
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