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Asset, Management / Gestion d'actifs

Asset, Management
Gestion d'actifs

L'investissement à impact, nouveau dada des gérants de fonds

Aberdeen Standard Investments a lancé aujourd'hui le fonds Global Equity Impact, sa première solution à impact. Ce type de véhicule, investi dans des sociétés ayant pour objectif de générer un impact positif quantifiable sur les plans social et environnemental, se multiplie, la Grande-Bretagne étant pionnière en la matière.
ESG
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Les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) sont désormais plutôt bien intégrés dans l'activité quotidienne des grands gérants d'actifs. Amundi détient par exemple 168 milliards d’euros d’encours sous gestion ISR (Investissement Socialement Responsable), soit près de 16 % de ses encours totaux. Mais il est un nouveau type d'investissement responsable en plein essor, "l'impact investing", qui consiste à placer des fonds dans des sociétés qui ont pour objectif de générer un impact positif et quantifiable sur les plans social et environnemental, tout en assurant un retour financier neutre ou positif. Aberdeen Standard Life vient ainsi de lancer sa première solution à impact, le fonds Global Equity Impact, qui détiendra 35 à 60 valeurs à forte conviction.

Mais quelle est la principale différence avec un fonds ISR ? L’investissement d'impact implique généralement l’établissement d’objectifs sociaux prioritaires et spécifiques, dont l’impact est mesurable par un processus continu d'évaluation. "Les investisseurs souhaitent adopter l'investissement à impact, mais se heurtent au manque de solutions adaptées", estime ainsi Sarah Norris, gérant du nouveau fonds d'Aberdeen Standard Life. Son équipe a pour sa part choisi de se baser sur les 17 Objectifs de Développement Durable de l'ONU pour développer son propre processus d'analyse de l'impact. Parmi ces critères figurent par exemple l'assainissement des eaux et la préservation du milieu aquatique, la pauvreté et la famine ou encore des sources d'énergie propres et accessibles à tous.

Les entreprises sont sélectionnées au cas par cas, après un examen collégial rigoureux des idées d'investissement à chaque étape du processus, et doivent notamment avoir démontré qu'elles ont non seulement l'intention d'avoir un impact positif sur la société, mais également qu'elles ont déjà mis en oeuvre ce qui était nécessaire pour atteindre cet objectif. Ainsi, Vestas Wind Systems, une entreprise danoise de fabrication, distribution et installation d'éoliennes, fait partie des sociétés sélectionnées par le fonds d'Aberdeen. L'entreprise a ainsi pour but d'amener l'énergie du vent au même niveau que celle obtenue via le charbon et le gaz, et a déjà installé 60 000 turbines produisant 82 gigawatts d'électricité, soit une hausse de ses capacités de 11% entre 2015 et 2016. Sachant que les rendements sont au rendez-vous puisque l'entreprise a affiché des performances en hausse de 116% depuis 2014.

La Grande-Bretagne a longtemps été pionnière en matière d'investissement à impact, mais selon un rapport publié cette semaine par le UK impact investment movement, elle est en train de perdre du terrain "alors que d'autres pays avancent à pas de géants", explique ainsi Michele Giddens, l'une des auteurs du rapport. Et de souligner que le Royaume-Uni a été le premier Etat à lancer une obligation d'impact en 2010, puis à créer la première banque d'investissement social en 2012, Big Society Capital. Mais depuis lors, le Japon a lancé sa propre banque de détail à investissement social, le gouvernement du Brésil soutient les initiatives locales en ce sens tandis que de nombreux investisseurs européens se sont engagés à respecter les 17 critères de l'ONU. Si la Grande-Bretagne a déjà alloué 150 milliards de livres dans l'investissement d'impact, le rapport estime que 3 000 milliards supplémentaires pourraient être investis dans la prochaine décennie, pour continuer à pouvoir continuer à transformer la finance. 

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