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exclusif Faut- il miser sur les actions européennes l'an prochain ?

EXCLUSIF. Les sociétés devraient pouvoir compter sur une amélioration du secteur bancaire et du crédit, soutenant leurs investissements. Autre vecteur de valorisation, une hausse des opérations de fusions acquisitions.
Les bourses européennes n'en finissent plus de grimper depuis le début de l'année, avec des hausses variant de 12% pour l'indice italien à 14% pour le CAC et le FTSE et jusqu'à 16% pour le Dax allemand. Pourtant, de nombreux analystes sont moins optimistes pour l'année prochaine estimant que le processus de rerating est maintenant terminé, avec des actions qui traitent désormais à leurs niveaux historiques. " La hausse des marchés a principalement découlé de l'augmentation des ratios de valorisation depuis janvier et on a désormais atteint les limites de ce retating. Seule une revalorisation des bénéfices permettra aux marchés de poursuivre leur hausse l'an prochain ", explique Philippe Lecoq, responsable de la gestion européenne chez Groupe Edmond de Rothschild. Si une révision à la hausse des bénéfices semble pour le moment peu probable, plusieurs signaux laissent du moins espérer leur stabilisation. Ainsi, l'amélioration de la conjoncture a permis de rassurer les entreprises, davantage confiantes, et qui se lancent donc enfin dans des opérations, souvent prévues de longue date. Dans le secteur des télécoms notamment, les transactions ont sensiblement augmenté depuis le début de l'été : la vente de l'activité de terminaison mobile de Nokia à Microsoft pour 5,4 milliards d'euros ou encore la cession par Vodafone de sa participation de 45% dans Verizon Wireless à Verizon pour près de 130 milliards sont sans doute parmi les opérations les plus symboliques de ces derniers mois. On peut encore citer le rachat de l'irlandais Elan Corp par l'américain Perrigon ainsi que le rachat par GDF Suez de la division de service énergétique de Balfour Beatty pour compléter son dispositif au Royaume-Uni. Ces opérations sont le signe de la bonne santé des entreprises qui détiennent beaucoup de liquidité et réalisent des opérations sans avoir recours à la dette ou sans émettre des actions. " Les fusions acquisitions devraient encore augmenter, ce qui est un vecteur de valorisation des actifs ", explique le gérant. La légère reprise du crédit en Europe pourrait également favoriser une hausse des investissements ainsi que l'amélioration de la compétitivité, même si le ratio investissement sur chiffre d'affaires est au plus bas depuis 2003. Ils concerneront notamment les dépenses informatiques et d'automatisation. Ce qui ne constitue certes pas un investissement en capital humain mais devrait créer de l'activité nouvelle. Enfin, les entreprises européennes obtiendront sans doute les faveurs des investisseurs l'an prochain par rapport au marché américain : les bénéfices des entreprises américaines sont aujourd'hui au dessus de leur pic de début 2008, alors que les bénéfices des sociétés européennes sont encore situés 30% en dessous de ce niveau.
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