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exclusif Bataille de mandats autour de l'opération GDF Suez-International Power

EXCLUSIF. Le rachat des minoritaires d'International Power est une opération importante pour le classement des banques d'affaires. Certaines se sont battues jusqu'au bout pour figurer sur le communiqué.
Le groupe GDF Suez a mené tambour battant le rachat des actionnaires minoritaires du britannique International Power. Puisqu'il s'est écoulé moins de trois semaines entre la première déclaration d'intention de l'énergéticien français et l'accord final du conseil d'administration sur le prix de cette offre. Le rôle des banquiers d'affaires a été déterminant dans cette opération, même si Gérard Mestrallet et Isabelle Kocher, la directrice financière de GDF Suez, ont largement pris part aux discussions avec le vice-président du conseil d'administration d'International Power, Sir Neville Simms. Notamment tout au long de la journée de dimanche dernier. Du côté de GDF Suez, c'est bien sûr Rothschild & Cie qui a joué le rôle de principal conseil avec Grégoire Chertok, Grégoire Heuzé et Frédéric Tengelmann à Paris et Richard Murley, Stuart Vincent ou encore Chris Alonso pour le bureau de Londres. A la surprise générale Goldman Sachs, qui avait joué un rôle déterminant dans la prise de contrôle d'International Power à l'été 2010, avec Yoël Zaoui, a été absent cette fois-ci et c'est Ondra Partners, constitué notamment d'anciens de Lehman, comme Benoit d'Angelin, Michael Tory ou Adam Gishen, qui a pris la place. Du côté d'International Power, trois banques ont été retenues : Morgan Stanley, comme en 2010, Barclays Capital et Nomura, avec Jean-Philippe Favre à Londres et Jérôme Calvet à Paris. Mais deux banques semblent avoir fait l'objet d'une "session de rattrapage" : BNP Paribas, qui est chargée de la fairness opinion pour le compte de GDF Suez, et Lazard, qui est également chargée de la fairness opinion, cette fois-ci pour Electrabel. Car pour des raisons techniques, l'offre de retrait sera lancée par cette filiale belge de GDF Suez. En termes de commissions, l'enjeu n'est évidemment pas le même lorsque le rôle est limité à établir une fairness opinion, sur une valorisation approuvée au préalable par les deux parties. Il n'empêche que certains classements ne font pas la distinction entre la qualité des mandats. Ce qui justifie qu'une dizaine d'établissements ont bataillé jusqu'au bout auprès de GDF Suez pour faire partie du communiqué de victoire concernant une opération qui figurera dans les "league tables" pour un montant de 6,4 milliards de livres ou 10,1 milliards de dollars.
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