WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

exclusif Une profusion de deals à prévoir dans la gestion d'actifs

EXCLUSIF. Depuis le début d'année les cessions et acquisitions ont atteint 670 milliards de dollars dans l'industrie de la gestion d'actifs. La tendance montre à quel point les nouvelles réglementations pèsent sur les banques.
A l'heure où les banques se séparent de leurs activités non-stratégiques et que le rallye boursier du début d'année se confirme, les cessions et acquisitions se multiplient dans l'industrie de la gestion d'actifs. Le rythme des opérations pourrait même s'intensifier dans le futur. Quelque 671 milliards de dollars d'actifs sous gestion dans le monde ont "changé de mains" au cours des trois premiers mois de l'année, estime la société de conseil en investissement Sandler O'Neill & Partners. C'est deux fois plus (327 milliards de dollars) qu'au cours du dernier trimestre l'an passé. Dans le même temps, Dealogic estime que les montants cumulés des transactions conclues depuis début janvier, dépassent déjà ceux de 2012. Plusieurs grands noms de l'industrie sont déjà passés à l'offensive. Tel est le cas de la société de gestion Amundi qui a fait l'acquisition au début du mois du géant d'actifs américain Smith Breeden Associates. En avril, Schroders, l'un des plus anciens gestionnaires de fonds, a racheté Cazenove Capital. Par ailleurs, les professionnels du marché des M&A pensent que des fonds souverains asiatiques pourraient devenir de potentiels acheteurs de sociétés européennes. Le rachat en février dernier -pour un montant de 1,94 milliard d'euros- de 90% du capital de la branche de gestion d'actifs de Rabobank, Robeco, par le groupe financier japonais Orix atteste de l'intérêt des investisseurs asiatiques pour les sociétés européennes. Les nouvelles normes réglementaires obligent les institutions financières à repenser leurs portefeuilles, et à se séparer d'activités trop gourmandes en capital. "Beaucoup de deals sont liés au désendettement, et à la réduction de l'exposition aux activités qui ne répondent pas à leur coût du capital", indique Chris Wheeler, analyste senior chez Mediobanca Securites. La fréquence et le montant des transactions récentes reflètent la confiance de plus en plus forte dans le marché, ce qui a pour effet de stimuler les deals depuis le début d'année. "La propension à envisager des acquisitions a augmenté parce que les opérateurs achètent à des prix élevés, et non à des prix bas", explique Ray Soudah, fondateur du cabinet de conseil Millenium Associates. Nombre d'analystes pensent que les cessions et acquisitions se poursuivront, voire s'accélèreront dans le futur. "Les banques, les compagnies d'assurance et les fonds de pension sont finalement arrivés à la conclusion qu'ils ne peuvent être bons que dans une ou deux classes d'actifs, car ils n'ont pas l'échelle suffisante. Ils se rendent compte que la vente d'activités et l'obtention d'un gain en capital est intéressant", explique Paul Wilson, conseiller chez Bain & Company.
Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article