Imerys ou le potentiel d'une cyclique
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Une note d'analyste insiste sur la marge de croissance d'un titre maltraité, malgré son pricing power et la réactivité de son management. Le titre pourrait gagner plus de 50%.
Imerys est le leader mondial de la transformation des minéraux industriels et est à ce titre une des valeurs les plus cycliques de la cote. Deux tiers de ses revenus sont liés à la demande d'acier, de papier et d'autres industries cycliques. En 2009, les volumes avaient ainsi baissé de 30%, et la marge opérationnelle de 13% à 9%, c'est pourquoi le marché semble craindre qu'un nouveau scénario de ce type ne se produise.
Mais selon une récente note d'analyste, le marché a d'ores et déjà pricé une très importante chute d'activité, aussi bien au niveau des revenus que de la marge opérationnelle. Le niveau actuel correspond au niveau de multiple très bas enregistré en mars 2009 (5,5 fois l'Ebitda), et prendrait en compte une baisse de 10% des revenus, soit de 17% au niveau des volumes (grâce au pricing power et aux acquisitions faites par le groupe) et une marge d'Ebitda de 11%, contre 13,2% en 2011.
Mais le marché oublie les qualités intrinsèques de l'entreprise, notamment son pricing power, qu'il a pu maintenir même pendant la récession. En 2009, le management alors emmené par Gérard Buffière avait réagi de façon rapide et décisive à la crise de 2009 en mettant en place un plan de réduction de coûts équivalent à 5% des revenus, en moins de 6 mois. Enfin, le groupe peut se targuer d'un bilan solide, avec un ratio de dette nette sur l'Ebitda 2011 de 1,4 fois après l'acquisition de Talcs de Luzenac cette année. Un atout non négligeable en ces périodes de tensions sur le marché du crédit.
Selon l'analyste, tous ces arguments montrent qu'Imerys est une entreprise qui a montré par le passé sa capacité à réagir rapidement à des conditions de marché difficiles et à s'adapter, grâce à un pricing power infaillible. Le scénario du pire, qui a très peu de chances d'advenir, est largement pris en compte par le marché. C'est pourquoi il y a largement la place pour un rebond technique du titre, sans risque majeur. L'analyste conclut à une valorisation de 62 euros par titre, ce qui laisse une marge d'appréciation de 54% sur le cours de 40,2 euros aujourd'hui, qui a clôturé en hausse de 5,2% dans un marché euphorique.
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17/09/2021 - 10:31

