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exclusif Facebook fait le bonheur des hedge funds

EXCLUSIF. Presque 33 millions d'actions du réseau social auraient été empruntées par les spéculateurs pour leurs positions short. Les paris pèseraient ainsi 1 milliard de dollars.
Les hedge funds font la queue pour pouvoir spéculer sur Facebook. La capacité des short-sellers à parier sur la chute du cours de Facebook grandit à mesure que les actions du groupe peuvent être empruntées. Presque 33 millions d'actions du réseau social, soit 8% des titres émis au moment de son introduction, ont d'ores et déjà été empruntées par des short-sellers, selon les données de Data Explorers. Ce qui signifie que les spéculateurs auraient pris pour 1 milliard de dollars de paris. Les vendeurs à découvert empruntent des actions pour les revendre sur le marché, en espérant les racheter ensuite moins cher afin de réaliser une plus-value. Pour ce qui est du volume d'actions à emprunter, celui-ci augmente à mesure que les investisseurs institutionnels allouent une partie des actions de la firme à des programmes de prêts auxquels les spéculateurs peuvent souscrire. Bien que le réseau compte presque un milliard de personnes inscrites, les investisseurs se demandent comment la société va pouvoir gagner de l'argent avec les utilisateurs de smartphones. Le business model reste encore à démontrer dans la mesure où General Motors a décidé de retirer ses publicités du réseau social, arguant qu'elles n'étaient pas assez efficaces. Néanmoins, la spéculation n'est pas réservée à Facebook. Pour Linkedln, les short-sellers avaient emprunté avec un coût allant de 11% à 99% du cours lors des trois premiers mois de cotation, selon les données de Automated Equity Finance Markets. Sur cette période, les emprunteurs sur Groupon avaient fait face à des coûts de 20 à 85%, et ceux de Zynga de 2 à 44%.
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