Macro-économie / Taux
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Finances publiques : l’exécutif serre davantage la vis / Nouvelles mesures de freinage pour assurer l’exécution 2025
Le gouvernement intensifie ses efforts pour contenir les dépenses publiques. A l’issue d’un état des lieux de l’exécution budgétaire de cette année, l’exécutif a choisi de réaliser de nouveaux efforts. Si les recettes enregistrées jusqu’à présent sont globalement conformes aux prévisions de la loi de finances initiale, des tensions apparaissent du côté des dépenses.
L’État, malgré cinq milliards d’euros d’économies déjà décidées depuis le début de l’année, fait face à des risques de dépassement dans certains ministères. Du côté de la Sécurité sociale, le comité d’alerte de l’Ondam (Objectif national de dépenses d'assurance maladie) estime à plus de 1,3 milliard d’euros le risque de dépassement, notamment à cause de la dynamique des indemnités journalières, des dépenses hospitalières et du retard dans la mise en œuvre de certaines mesures votées. Enfin, les collectivités locales voient leurs dépenses de fonctionnement progresser légèrement au-delà des prévisions, en particulier dans le bloc communal.
Dans ce contexte, l’objectif fixé par le Premier ministre d’un déficit public à 5,4 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2025 resterait atteignable, mais suppose un effort supplémentaire de 5 milliards d’euros dès cette année.
Dans le détail, trois milliards d’euros de crédits de l’État ne seront pas engagés cette année, ce qui donnera lieu à une mise en réserve complémentaire dans les prochaines semaines. Du côté de l’Assurance maladie, un effort de 1,7 milliard d’euros sera mis en œuvre à la suite des recommandations du comité d’alerte de l’Ondam. Cela passera par l’application immédiate de certaines dispositions de la loi de financement de la Sécurité sociale, l’annulation de réserves budgétaires non encore utilisées, et le renforcement des dispositifs de maîtrise médicalisée des dépenses.
La mise en œuvre de ces mesures fera l’objet d’un suivi renforcé. Une réunion avec l’ensemble des secrétaires généraux et des directeurs des affaires financières des ministères est prévue le 4 juillet, afin d’assurer une déclinaison opérationnelle rapide des décisions prises."Le gouvernement met toutes ses forces pour maîtriser la dépense publique. Une dépense publique maîtrisée en 2025, c’est la condition d’une réduction du déficit soutenue, efficace et crédible, nécessaire pour la souveraineté de la France et pour servir les Français", Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics.
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