Il y a une semaine, le Financial Times révélait que l'actionnaire activiste américain, Nelson Pelz, avait acheté une participation de 1 % au capital de Danone pour un montant global de l'ordre de 300 millions d'euros. Rien d'inquiétant, a priori, sauf la personnalité de cet investisseur qui investit, de manière générale, pour faire bouger les entreprises "cibles".
D'ailleurs, à peine entré au capital de Danone, Nelson Pelz a indiqué qu'il entendait entamer "un dialogue constructif" avec le management du groupe, avant de rappeler "que le groupe peut mettre en oeuvre une stratégie qui lui permette d'améliorer de plusieurs points sa marge opérationnelle grâce à une structure de coûts plus légère et en évitant des opérations de fusions et acquisitions dilutives. Il en résulterait selon l'actionnaire une création de valeur qui permettrait à l'action Danone de gagner jusqu'à 60% au cours des deux prochaines années. |
|
Voilà donc un actionnaire qui n'a pas la langue dans sa poche. Chez Danone on réagit pour l'instant mollement en accroissant chaque semaine le volume des actions rachetées en autocontrôle (43,3 millions d'euros, après 35,6 millions la semaine précédente). Ce qui constitue une attitude très défensive. Surtout dans un contexte où les marges opérationnelles en Europe en tendance à se tasser.
De son côté Nelson Pelz, qui a également acheté 5,1 % de Lazard, en juin dernier, à travers son fonds Trian Partners a rencontré la semaine passée plusieurs de ses grands clients, selon les informations de WanSquare, auprès desquels il aurait confié son souhait d'accroître rapidement sa participation au capital de Danone, dans la perspective d'une reconfiguration complète du groupe. Autant dire que les grandes manoeuvres ne font que commencer.
|