Inquiets d'un possible nouvel emballement de la crise de la dette sur le Vieux Continent, les investisseurs de tous horizons s'éloignent des valeurs actions européennes, faisant plonger les volumes de trading.
Selon les données de Thomson Reuters, les montants des transactions actions en Europe ont chuté de 13,4% sur un an, à 4 500 milliards d'euros, soit près de 30% de moins que les niveaux atteints avant la crise financière de 2008 (6 300 milliards d'euros). Il s'agit du premier semestre le plus calme depuis le millésime 2009, selon les statistiques.
De l'avis des acteurs de marché, les fonds américains ont réduit significativement leur exposition à la région Europe à cause des incertitudes macroéconomiques. L'incapacité des dirigeants européens à fournir une solution d'ensemble laisse même penser que l'été sera particulièrement calme sur les marchés actions du Vieux Continent. | |
Les opérateurs reconnaissent même qu'ayant commencé l'année avec une exposition forte à l'equity européen, ils vont peu à peu s'en écarter, sur demande de leurs clients. Plusieurs d'entre eux se diversifient vers les plateformes de fixed income, ou les marchés de change internationaux.
Certains acteurs vont même décider de se séparer totalement de leurs filiales actions. C'est la démarche engagée par Crédit Agricole, qui avait prévu de vendre une participation au broker chinois Citic Securities en mars, avant que le deal ne tombe à l'eau. Selon plusieurs sources, pas moins de cinq candidats seraient sur les rangs pour la reprise de Cheuvreux, dont des asiatiques et Kepler Capital Markets. |